Le gouvernement vénézuélien accuse l’opération menée par les États-Unis début janvier d’avoir causé de lourdes pertes humaines. Caracas a également annoncé l’inculpation et la sanction d’un haut gradé pour défaillance de commandement.
Le gouvernement vénézuélien a annoncé mercredi un bilan officiel de 100 morts après l’opération militaire menée par les États-Unis au début du mois de janvier sur le territoire vénézuélien. Cette opération, décidée par l’administration du président américain Donald Trump, visait à capturer l’ancien président Nicolás Maduro, aujourd’hui détenu aux États-Unis.
Selon le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, les victimes comprennent des militaires et des civils, tués lors des affrontements et des frappes ayant accompagné l’assaut. De nombreux blessés ont également été recensés, sans chiffre précis communiqué à ce stade. Les autorités ont décrété plusieurs jours de deuil national en hommage aux victimes.
Au-delà du bilan humain, Caracas a annoncé des mesures judiciaires internes. Un haut gradé de l’armée, chargé de la sécurité présidentielle, a été inculpé pour « défaillance grave » et « manquement à ses obligations ». Selon les autorités, ce responsable aurait failli dans la protection de Nicolás Maduro lors de l’opération américaine.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a déclaré que cette inculpation visait à établir les responsabilités internes et à éviter que de tels événements ne se reproduisent. Elle a également affirmé que « l’État fera toute la lumière sur ce qui s’est passé ».
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU