Depuis le début du mois de janvier 2026, la situation politique au Venezuela est extrêmement mouvante. La Cour suprême vénézuélienne a confié l’intérim du pouvoir à Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente de Maduro. Elle a prêté serment comme dirigeante par intérim et tente de gouverner tout en affirmant que Maduro reste le seul président légitime du pays. Mais Rodríguez a surpris certains observateurs en exprimant une volonté de coopération avec les États-Unis déclarant qu’elle souhaitait travailler avec Washington sur des projets communs et un respect mutuel des relations internationales.
Trump soutient Rodríguez mais exclut Machado
L’ancien président américain Donald Trump s’est positionné publiquement sur la question. Il a affirmé que les États-Unis sont « en charge » de la situation au Venezuela après la capture de Maduro et a qualifié Rodríguez de partenaire possible pour mener une transition politique ; Trump a toutefois été clair : si elle ne suit pas les attentes américaines, elle pourrait subir des conséquences encore plus dures que celles endurées par Maduro.
Trump a rejeté l’idée que María Corina Machado prenne la tête du pays, affirmant qu’elle ne possède pas le soutien ni le respect suffisant à l’intérieur du Venezuela pour diriger efficacement.
L’opposition Machado revendique un rôle central
De son côté, María Corina Machado, leader de l’opposition et lauréate du Prix Nobel de la paix en 2025, continue de se positionner comme figure politique majeure. Elle a déclaré vouloir retourner au Venezuela le plus rapidement possible pour mener un projet démocratique, tout en critiquant sévèrement Delcy Rodríguez et en dénonçant son passé au sein du gouvernement de Maduro. Machado a aussi exprimé qu’elle considérait l’intervention américaine comme un pas vers la liberté du pays, mais reste ferme sur le fait que seule une élection libre permettra une véritable transition.
Le 3 janvier 2026, une opération menée par les États-Unis a abouti à l’arrestation de Nicolás Maduro et de son épouse. Ils ont été emmenés à New York, où ils ont été inculpés, entre autres, pour narcotrafic et accusations liées au narcoterrorisme. Maduro se dit « prisonnier de guerre » et plaide non coupable. Un autre procès est prévu pour le 17 mars. Selon plusieurs analystes, cette situation montre que le Venezuela est plongé dans une lutte d’influences entre acteurs internes et puissances étrangères, rendant toute sortie de crise incertaine.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU