Faustin-Archange Touadéra a été donné vainqueur de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 par l’organe électoral. Une annonce qui suscite toutefois de vives contestations de la part de l’opposition.
La République centrafricaine entre dans un nouveau cycle politique. Les chiffres provisoires publiés par l’Autorité nationale (ANE) des élections placent le président sortant largement en tête du scrutin présidentiel. D’après l’ANE, Faustin-Archange Touadéra aurait recueilli plus des trois quarts des suffrages exprimés, avec 76,15 % des voix. Ce score lui permettrait de conserver le pouvoir sans passer par un second tour et d’entamer un nouveau mandat de sept ans. L’annonce officielle a été faite par le président de l’institution électorale, Mathias Barthélemy Morouba, dans la nuit de lundi à mardi.
À Bangui, les partisans du chef de l’État ont célébré cette victoire annoncée. Au siège de son parti, le Mouvement Cœurs Unis, militants et sympathisants ont exprimé leur espoir de voir le pays poursuivre sur la voie de la stabilité et du développement. Pour eux, la reconduction de Touadéra garantit la continuité de l’action publique.
Le président sortant, pour sa part, a salué la participation des électeurs. Il a remercié la population pour sa confiance et souligné l’importance de l’engagement citoyen dans le renforcement de la démocratie centrafricaine.
Des résultats rejetés par les opposants
Mais cette victoire proclamée ne fait pas l’unanimité. Plusieurs candidats de l’opposition dénoncent des irrégularités. Anicet Georges Dologuélé, arrivé deuxième selon l’ANE, refuse de reconnaître les résultats et remet en cause la crédibilité du scrutin.
Henri Marie Dondra partage ces accusations et évoque des dysfonctionnements graves dans l’organisation du vote. Son camp réclame l’annulation de l’élection, estimant que la transparence n’a pas été garantie.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU