Défini comme un « creuset des sages », le SENA a vu le jour à l’issue d’une révision constitutionnelle majeure votée par l’Assemblée nationale dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025. Cette réforme modifie la constitution du 11 décembre 1990 pour instaurer un Parlement bicaméral, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat. La réforme, adoptée à une large majorité (90 voix pour, 19 contre), a été promulguée sous la loi n° 2025-20 du 17 décembre 2025.
Reçu ce jeudi 16 avril 2026 ,au Chant d’ Oiseau de Cotonou, dans le cadre de la conférence du 2ème trimestre de l’ Institut des Artisans de justice et de paix ( IAJP) , pour développer le thème «Les Institutions juridiques en Afrique : Entre contre-pouvoir et continuité du pouvoir exécutif », Théodore Holo, professeur agrégé de droit public et de sciences politiques a levé un coin de voile sur sa présence ou pas au SENA.
A la question d’un intervenant de savoir s’il veut être membre du SENA ou pas, le professeur Holo a été clair. Il a déclaré : « Je ne vois pas ce qui m’interdit de dire que je ne serai pas membre du SENA .Si je ne suis pas d’accord avec les mécanismes du SENA, J’ai mon libre arbitre et je peux démissionner ». Avec cette réponse de l’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, chacun est désormais fixé sur la présence ou pas du Professeur Théodore au SENA .