Selon les prévisions de la Banque mondiale, le Bénin devrait enregistrer une croissance économique de 7 % en 2026, un taux qui placerait le pays en tête des économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette projection confirme la dynamique économique observée ces dernières années et renforce la position du pays comme l’un des moteurs de croissance de la sous-région.
D’après les projections du rapport Global Economic Prospects de la Banque mondiale, le Bénin devrait afficher la croissance la plus élevée de l’espace UEMOA en 2026 avec 7 %. Il devance ainsi le Niger (6,7 %) et la Côte d’Ivoire (6,4 %), deux économies traditionnellement dynamiques de la région. Derrière ce trio de tête figurent le Togo (5,4 %), la Guinée-Bissau (5,2 %), le Mali (5,0 %), le Burkina Faso (4,9 %) et le Sénégal (4,1 %).
En effet, ces chiffres traduisent une évolution notable pour le Bénin, qui s’impose progressivement comme l’une des économies les plus performantes de l’Union. Plusieurs éléments expliquent cette perspective favorable. D’abord, les investissements massifs réalisés ces dernières années dans les infrastructures, notamment les routes, les zones industrielles et les projets énergétiques, contribuent à renforcer la productivité de l’économie.
Ensuite, les réformes structurelles engagées par les autorités ont permis d’améliorer le climat des affaires, d’attirer davantage d’investissements et de moderniser plusieurs secteurs stratégiques. Le développement de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), la modernisation du Port autonome de Cotonou et la transformation progressive du secteur agricole constituent également des leviers importants de cette croissance.
Une croissance à consolider
Si ces projections sont encourageantes, plusieurs défis demeurent. L’un des principaux enjeux reste la transformation de la croissance économique en amélioration tangible des conditions de vie des populations. La création d’emplois, la réduction du chômage des jeunes et l’amélioration du pouvoir d’achat constituent des attentes fortes. Par ailleurs, la résilience face aux chocs extérieurs, notamment les fluctuations des marchés internationaux et les tensions sécuritaires régionales, reste un défi pour l’ensemble des économies ouest-africaines.
Avec ces prévisions, le Bénin se positionne comme un acteur économique majeur au sein de l’UEMOA. Si cette dynamique se confirme, elle pourrait renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs et consolider son rôle de plateforme économique et logistique dans la sous-région.
L’enjeu, désormais, sera de maintenir cette trajectoire tout en veillant à ce que la croissance profite réellement à l’ensemble des citoyens béninois.
Gildas AHOGNI