À l’entrée principale de l’Université d’Abomey-Calavi, l’absence persistante de feu tricolore fonctionnel expose chaque jour des centaines d’usagers à des risques d’accident. Malgré les alertes répétées, l’inaction des autorités communales interroge et inquiète.
Devant le grand portail de Université d’Abomey-Calavi, le constat est alarmant et tristement banal. Le feu tricolore, censé réguler la circulation dans cette zone à forte affluence, est soit inexistant, soit régulièrement en panne. Lorsqu’il est réparé, il ne fonctionne que pour un temps avant de retomber dans le dysfonctionnement, replongeant les usagers dans le chaos.
Pourtant, ce carrefour est loin d’être anodin. Il constitue un point névralgique où se croisent étudiants, conducteurs de taxi-moto, automobilistes et riverains. Chaque jour, des milliers de personnes y transitent, souvent dans une cacophonie de klaxons, d’imprudences et de tensions. Sans signalisation fonctionnelle, la priorité devient floue, les comportements se durcissent, et le danger s’installe durablement. Les conséquences ne se font pas attendre. Accrochages, chutes de motocyclistes, frayeurs quotidiennes : autant de situations qui auraient pu être évitées avec un simple dispositif fonctionnel. Plus grave encore, ce désordre routier met directement en péril la vie de jeunes étudiants, venus chercher le savoir, mais contraints de braver un risque permanent à l’entrée même de leur université.
Face à cette situation, une question s’impose : où sont les autorités communales ? Depuis des années, les plaintes fusent, les appels à l’action se multiplient, mais rien de concret ne semble être fait pour régler durablement le problème. Ce silence prolongé ressemble de plus en plus à une indifférence préoccupante. Comme si la répétition des dysfonctionnements avait fini par banaliser le danger. Il ne s’agit pourtant pas d’un luxe, mais d’une nécessité. Assurer la sécurité routière aux abords d’une université est une responsabilité élémentaire. Installer un feu tricolore fiable et en assurer la maintenance régulière devrait être une priorité pour toute municipalité soucieuse du bien-être de ses citoyens.
Au-delà de la réparation ponctuelle, c’est une solution durable qui est attendue. Pourquoi ne pas envisager un système plus robuste, un suivi technique rigoureux ou même la présence ponctuelle d’agents de circulation aux heures de pointe ? Les alternatives existent, mais encore faut-il une volonté d’agir. Laisser perdurer cette situation, c’est accepter que l’accident devienne une fatalité.
Il est donc urgent que l’autorité communale sorte de son mutisme et prenne ses responsabilités. La vie des étudiants et des citoyens n’a pas de prix. Et à l’entrée d’un haut lieu de savoir, le désordre ne devrait jamais être la norme.
Gildas AHOGNI