Un nouveau rapport documente l’ampleur du recrutement de combattants africains par l’armée russe. Parmi eux, une quinzaine de Béninois, dont trois seraient décédé
De nouvelles révélations documentent l’ampleur du recrutement de combattants africains par l’armée russe.
Selon un rapport du collectif All Eyes on Wagner, intitulé « Le business du désespoir », plus de 300 Africains déployés par la Russie ont perdu la vie, dont trois Béninois présumés morts au front.
L’enquête, menée par des experts en cybersécurité et des universitaires, s’appuie sur des sources ouvertes ainsi que sur le programme ukrainien « Je veux vivre », qui encourage les redditions. Elle affirme avoir pu identifier 316 combattants africains tué ainsi que 1 417 recrues africaines engagées entre 2023 et 2025. Le rapport fournit des informations détaillées sur ces individus, notamment leur identité, leur date de naissance, leur matricule militaire, la date de signature de contrat, leur unité d’affectation et la durée de leur engagement.
Parmi ces combattants, une quinzaine de Béninois auraient été recrutés et envoyés sur le front. Trois d’entre eux, âgés de 28 à 33 ans, seraient décédés. Identifiés par leurs initiales — O. S. M, A. S. S et O. A. E — ils seraient originaires respectivement du nord, du sud et du centre du Bénin. Toutefois, malgré ces précisions, leurs familles n’ont pas encore été formellement identifiées, selon les informations disponibles.
Le rapport évoque également des stratégies de recrutement reposant sur des promesses de visas ou d’emplois. Un ressortissant béninois identifié, R. M, aurait même relayé sur les réseaux sociaux des offres de voyage vers la Russie, accompagnées d’images en compagnie de soldats russes.
Malgré la gravité de ces révélations, aucune communication officielle des autorités béninoises n’a, à ce jour, confirmé ces informations ni précisé l’ampleur de l’implication de ressortissants nationaux dans ce conflit. Une situation qui laisse de nombreuses interrogations en suspens, tant pour les familles que pour l’opinion publique.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU