La France à travers le projet EMILI entend exploiter un gisement de lithium dans l’Allier, un département du pays. Ce projet colossal, qui s’étendra sur 50 ans, est présenté comme un atout majeur pour la transition énergétique et la souveraineté européenne.
Grâce au projet EMLI, porté par Imerys , la France ambitionne de produire 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an, soit l’équivalent de 700 000 batteries de voitures électriques. L’investissement de ce projet est estimé à 1,8 milliards d’euros dont 12% d’investissement public.
Le projet EMILI, qui devrait entrer en production en 2028, permettra de produire du lithium bas-carbone en circuit court, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre liées au transport.
Le projet EMILI s’inscrit dans la stratégie de l’Union européenne de réduire sa dépendance aux importations de lithium, un métal essentiel pour la production de batteries de véhicules électriques. Actuellement, l’Europe dépend à 79% des importations chinoises pour son approvisionnement en batteries.
Des Impacts Environnementaux à Prendre en Compte
Le projet EMILI soulève cependant des préoccupations environnementales, notamment en ce qui concerne la consommation d’eau, la production de déchets et les risques industriels. Imerys a annoncé des mesures pour minimiser ces impacts, telles que la réutilisation de 90% de l’eau utilisée et la mise en place d’un système de gestion des déchets.
Un Projet qui Crée des Emplois
Le projet EMILI devrait créer plus de 1 500 emplois directs et indirects dans la région, notamment dans les secteurs de la construction, de la chimie et de la logistique. Imerys a également annoncé des actions pour favoriser l’installation de nouvelles activités sur le territoire et augmenter la part d’emplois locaux.
Le projet EMILI est actuellement en phase de débat public, qui s’est achevé en juillet 2024. La Commission nationale du débat public (CNDP) a rendu son bilan en avril 2025, et Imerys a décidé de poursuivre le projet. Les prochaines étapes incluent la demande de concession minière et les autorisations environnementales.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU