À travers son ouvrage « Intégrité en héritage », publié le 26 mars 2026 à travers un live Tiktok animé par le journaliste Marcel Zounmenou, directeur de publication du journal « Le Patriote », Valentin Djènontin-Agossou livre un témoignage fort sur les exigences morales en politique. Entre foi, épreuves et pardon, l’ancien ministre défend une conviction : l’intégrité, bien que coûteuse, demeure possible et essentielle dans la politique.
« Intégrité en héritage » est l’ouvrage mis à la disposition du lectorat par l’ancien ministre Valentin Djenontin-Agossou. Cet ouvrage s’inscrit comme un témoignage personnel et un plaidoyer adressé à la jeunesse africaine. L’ancien ministre et député y explore une question centrale : l’intégrité peut-elle survivre aux réalités du pouvoir ?
En effet, dans cet ouvrage, l’auteur retrace un parcours marqué par les responsabilités publiques, les épreuves, mais aussi par une foi assumée. « Il est possible d’accéder aux plus hautes responsabilités sans vendre son âme », affirme-t-il, s’opposant ainsi à une perception largement répandue d’une politique dominée par les compromissions. Le livre a été présenté au public lors d’un live TikTok animé par le journaliste Marcel Zounmenou, directeur de publication du journal Le Patriote, au lendemain d’une conférence de presse. Une démarche moderne pour un message qui se veut intemporel c’est-à-dire replacer l’éthique au cœur de l’engagement public.
Au fil des pages, Djènontin-Agossou insiste sur le coût de cette intégrité. « L’intégrité a un prix ; souvent celui de la solitude et de l’injustice », lit-on dans la préface. Une idée qu’il reprend également dans ses interventions publiques, assumant les sacrifices personnels liés à ses choix. Pour lui, rester fidèle à sa conscience implique parfois l’isolement, voire l’incompréhension.
Mais au-delà du récit politique, Intégrité en héritage se veut aussi un message d’espoir. L’auteur s’adresse directement aux jeunes générations : « On peut être dans la politique et être intègre », martèle-t-il. Une exhortation à rompre avec « la course au paraître » qui caractériserait la société actuelle, et à privilégier des valeurs telles que l’humilité, le travail et la droiture.
L’un des fils conducteurs de l’ouvrage reste le rapport au pardon. Dans son introduction, l’ancien ministre écrit : « Oui, je pardonne à ceux qui m’ont accusé à tort (…) Le pardon n’efface pas les faits, mais il libère le cœur ». Une posture qu’il a réaffirmée lors de son live, déclarant être prêt à pardonner aux dirigeants actuels du Bénin, tout en précisant ne « demander pardon à personne » puisqu’il estime n’avoir offensé personne. Au-delà du témoignage personnel, le livre se présente comme une véritable boussole morale. « Dans la vie, on peut tout vous arracher sauf votre intégrité », insiste l’auteur, érigeant cette valeur en ultime rempart face aux dérives du pouvoir.
Entre autobiographie, réflexion spirituelle et manifeste politique, « Intégrité en héritage » ouvre ainsi un débat essentiel sur la place de l’éthique dans la gouvernance. Un message qui, dans un contexte africain marqué par de nombreuses crises de confiance, résonne comme un appel à une nouvelle génération de leaders, capables d’allier responsabilité et probité.
Gildas AHOGNI