Un grave accident s’est produit le 12 avril 2026 dans l’arrondissement de Perma, où des orpailleurs clandestins ont trouvé la mort après l’effondrement d’un puits abandonné. Les opérations de secours, rendues difficiles par la profondeur du site, restent pour l’heure sans succès.
L’après-midi du 12 avril 2026 a viré au drame dans l’arrondissement de Perma. Alors que la majorité des populations s’était déplacée vers leurs centres de vote pour accomplir leur devoir civique, un groupe d’orpailleurs clandestins a profité de l’absence des propriétaires de sites miniers pour s’introduire dans un ancien puits, dans l’espoir d’y extraire de l’or.
Selon les informations rapportées par François Koukoubou, chef d’arrondissement de Perma, ces individus se sont aventurés dans un site abandonné, ignorant les risques liés à la fragilité du sol. C’est dans ces circonstances qu’un premier affaissement de terrain est survenu, ensevelissant les orpailleurs présents dans le puits. Face à la situation, des volontaires ont tenté d’intervenir pour porter secours aux victimes et extraire les corps. Mais cette initiative a malheureusement conduit à un second effondrement, aggravant le bilan humain déjà dramatique. À ce stade, aucune personne n’a pu être retrouvée vivante.
Le nombre exact de victimes demeure inconnu, en raison de l’absence de survivants capables de témoigner et de préciser combien de personnes se trouvaient dans le puits au moment des faits. Les opérations de récupération des corps se heurtent à d’importantes difficultés techniques, notamment la profondeur du puits, estimée entre 32 et 35 mètres.
Malgré les efforts déployés, les moyens engagés jusqu’à présent n’ont pas permis d’aboutir à des résultats concrets. Les autorités locales, en collaboration avec une société chinoise présente dans la zone, explorent des pistes pour tenter d’atteindre le fond du puits. Toutefois, les responsables techniques ont indiqué que leurs équipements actuels ne sont pas adaptés pour intervenir efficacement à une telle profondeur.
En attendant une solution, les familles des victimes restent dans l’angoisse, privées de toute certitude et dans l’impossibilité de faire leur deuil. Ce drame relance une fois de plus la question de l’exploitation clandestine des ressources minières et des risques qu’elle fait peser sur les populations.
Gildas AHOGNI