Le 1ᵉʳ décembre 2025, le ministre nigérian de la Défense, Mohammed Badaru Abubakar, a remis sa démission, officiellement pour raisons de santé. Son départ intervient alors que le pays fait face à une flambée d’enlèvements et qu’un état d’urgence sécuritaire a été déclaré.
Alors que des centaines de citoyens — majoritairement des enfants — ont été kidnappés ces dernières semaines dans le nord du pays, le ministre de la Défense a présenté sa démission à la présidence, jetant un lourd pavé dans la mare de la crise sécuritaire nigériane.
Dans une lettre datée du 1ᵉʳ décembre, Mohammed Badaru Abubakar a informé le président Tinubu de sa décision de quitter ses fonctions pour des « raisons de santé ». Sa démission prend effet immédiatement. Le porte-parole de la présidence, Bayo Onanuga, a confirmé l’acceptation de la démission et exprimé la gratitude du chef de l’État pour les services rendus par le ministre.
Peu après l’annonce, le nom de l’ancien chef d’état-major de l’armée nigériane, Christopher Gwabin Musa, a été avancé comme successeur probable. Musa avait été relevé de ses fonctions fin octobre 2025 et rencontré le président Tinubu le même jour que la démission — un signe fort d’un remaniement certain. La nomination officielle est attendue dans les jours à venir, après validation par le Sénat.
Depuis la mi-novembre 2025, le Nigeria subit une vague spectaculaire d’enlèvements, touchant surtout des écoles dans le nord-ouest et le centre du pays. Ces événements dramatiques ont poussé le président Bola Tinubu à décréter un état d’urgence national.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU