A quelques mois de l’élection présidentielle d’Avril 2026, le parti d’opposition Les Démocrates, dirigé par l’ancien président Boni Yayi, occupe une place capitale dans l’animation de la vie politique nationale et a son mot à dire dans l’élection du successeur de Patrice Talon. Face aux nombreux défis internes et externes, la préservation de l’unité et de la cohésion du groupe est une condition sine qua non pour maximiser ses chances et espérer influer efficacement sur le cours politique du pays.
Le parti d’opposition Les Démocrates se retrouve dans une phase déterminante à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2026. En effet, depuis la volonté affichée du président sortant, Patrice Talon, de laisser le fauteuil présidentiel à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel, les dés sont lancés pour l’élection d’un nouveau président de la République. Dans ce paysage électoral dynamique, pour maximiser ses chances de voir son candidat accéder au fauteuil de la magistrature suprême, il est essentiel que le plus grand parti de l’opposition dirigé par Boni Yayi sache maintenir son unité et sa cohésion internes en évitant les divisions. Pour ce faire, la formation politique doit s’appuyer sur la transparence, le consensus, la coordination et une sélection rigoureuse de son duo pour la présidentielle de 2026. Pour éviter la division, ils doivent aussi rendre publics les critères de élections des candidats. Cela aide à justifier les choix et à réduire les contestations des autres candidats qui n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu. Les membres doivent aussi choisir un duo dont la personnalité, le parcours, et les alliances potentielles soient de nature à fédérer. En outre, les membres du parti ne doivent pas céder aux pressions externes et tentatives de déstabilisation. Il faut une résilience face aux pressions extérieures du camp de la mouvance en formant un front interne capable de résister aux intimidations, menaces, tentatives de division venant de l’extérieur. Dans un contexte où tous les coups sont possibles et l’argent dispose d’une force importante dans la société béninoise, les membres des différentes instances du parti doivent rester droits dans leurs bottes et resserrer les rangs pour une atteinte de l’objectif. Le plus grand défi reste et demeure donc la promotion de l’intérêt général du groupe en lieu et place des intérêts égoïstes personnels et individuels. Le maintien d’un dialogue régulier et permanent entre la direction du parti et ses membres est l’un des facteurs primordiaux à l’équilibre du parti. Pour finir, Boni Yayi et les siens doivent limiter voire éviter les accusations et les rivalités publiques en gérant les désaccords en privé dans la mesure du possible et en évitant les critiques publiques entre membres du parti, ce qui pourrait donner une image de division à l’extérieur. Cet état d’esprit collectif et unifié permettra aux démocrates de faire face aux nombreux défis, de coordonner les actions et efforts de terrain tout en évitant les gaspillages d’énergie et les messages contradictoires. Que les Démocrates gagnent ou non, la cohésion leur permettra de maintenir une opposition crédible, de continuer à influencer les politiques, ou de participer aux institutions de façon constructive. Sans cohésion, le parti risque de se disloquer à la première difficulté. Par ailleurs, le pouvoir en place pourrait tirer avantage des divisions pour fragiliser la concurrence en mettant en avant les failles du processus interne de l’opposition, suscitant des doutes sur la crédibilité des candidats. Les Démocrates doivent montrer qu’ils respectent les principes auxquels ils prétendent adhérer. Tout faux pas dans le processus de désignation pourrait être très coûteux. En somme, pour mes échéances électorales prochaines, le parti de l’opposition Les Démocrates est en pole position pour incarner l’alternative au pouvoir, mais il est impératif qu’ils évitent les pièges de la division. Si la formation politique réussit à faire cela, il pourrait non seulement accroître ses chances de victoire, mais aussi renforcer sa crédibilité démocratique et son poids pour les scrutins législatifs et locaux couplés.
Mohamed Yèkini