Après la fuite de vidéos pédopornographiques sur les réseaux sociaux, une infirmière de 26 ans et son compagnon de 28 sont accusés d’agression sexuelle sur des nouveaux-nés à Seine-Saint-Denis dans la commune de Montreuil. Les faits se seraient produits entre décembre 2024 et janvier 2025. Pour l’heure, ils sont mis sous contrôle judiciaire.
C’est un drame d’une rare violence qui secoue l’hôpital de Seine-Saint-Denis, dans la commune de Montreuil, et bouleverse profondément l’opinion publique. Une infirmière de 26 ans, en poste au sein de la maternité, et son compagnon de 28 ans, ont été mis en examen pour des agressions sexuelles sur des nouveaux-nés. Les faits présumés se seraient déroulés entre décembre 2024 et janvier 2025, dans l’enceinte même de l’établissement.
En effet, à en croire les premiers éléments de l’enquête, c’est l’infirmière elle-même qui aurait alerté les autorités, après la diffusion sur les réseaux sociaux de plusieurs vidéos à caractère pédopornographique. Elle affirme avoir agi sous la pression de son compagnon qui lui aurait demandé de réaliser les enregistrements. Les victimes identifiées seraient au moins deux nourrissons : un bébé noir et un bébé blanc.
Face à l’horreur des faits, les parents des enfants hospitalisés sont sous le choc. « C’est affreux d’entendre des choses pareilles, surtout dans un lieu censé protéger la vie », confie une mère, bouleversée. Une marche silencieuse a été organisée par des familles et des soutiens, réclamant justice pour les enfants concernés.
Par ailleurs, dans un communiqué officiel, la direction de l’hôpital a condamné les actes présumés avec fermeté. « Les agissements de cette infirmière, s’ils sont confirmés par l’enquête de police en cours, constituent une grave dérive personnelle. Ils ne sauraient en aucun cas être assimilés à une quelconque pratique collective de service », peut-on retenir.
Il urge de souligner qu’après présentation devant le juge, les deux suspects ont été libérés sous contrôle judiciaire. Une décision qui a suscité l’indignation d’une partie des familles et des internautes, déjà fortement secoués par la violence des images diffusées. L’enquête, toujours en cours, devra faire toute la lumière sur le rôle exact de chacun, sur d’éventuelles complicités, et sur les failles ayant permis de telles dérives au sein d’un environnement hospitalier censé être sécurisé.
Gildas AHOGNI