Face à une situation sanitaire jugée sensible liée à la résurgence du virus Ebola en République démocratique du Congo, la sélection nationale, de retour en Coupe du monde 2026 après plus d’un demi-siècle d’absence, sera soumise à un protocole sanitaire strict imposé par les autorités américaines, coorganisatrices de la compétition.
Selon plusieurs informations relayées, la situation épidémiologique actuelle en RDC, marquée par plusieurs centaines de cas suspects et des décès déjà enregistrés, a conduit les instances sanitaires internationales à renforcer leur vigilance. Cette évolution a également eu des répercussions directes sur la préparation des Léopards, avec la réorganisation du programme de stage initialement prévu sur le territoire congolais. Pour encadrer leur arrivée sur le sol américain, un dispositif strict a été arrêté. Les membres de la délégation congolaise devront observer une période d’isolement sanitaire d’environ trois semaines, sans interruption, avant leur entrée aux États-Unis. Toute entorse à cette “bulle sanitaire” pourrait entraîner des mesures allant jusqu’à un refus d’accès au territoire ou des restrictions de participation.
Aussi, les exigences ne s’arrêtent pas à cette seule période d’isolement. Dans le pays hôte, un contrôle sanitaire continu sera appliqué à l’ensemble du groupe, incluant joueurs et encadrement. L’apparition de symptômes ou toute rupture du protocole pourrait conduire à des exclusions individuelles, voire compromettre la présence de toute la sélection.Dans ce contexte contraignant, la préparation des Léopards a été délocalisée en Europe. Le groupe dirigé par Sébastien Desabre doit se retrouver en Belgique pour affiner son stage, avec deux rencontres amicales au programme : face au Danemark le 3 juin, puis contre le Chili le 9 juin en Espagne. La délégation rejoindra ensuite Houston pour son entrée en lice dans la compétition.
Un retour sur la scène mondiale qui s’effectue sous haute vigilance sanitaire et sportive.
Esdras A .BIAOU