Le parlement israélien a adopté en première lecture un projet de loi qui permettrait d’imposer la peine de mort aux Palestiniens condamnés pour des actes terroristes. Cette décision a suscité de vives critiques de la part de la communauté internationale, qui la considère comme discriminatoire et contraire au droit international.
Le projet de loi, présenté par la députée Limor Son Har-Melech du parti ultranationaliste « Jewish Power », vise à autoriser les tribunaux militaires israéliens à prononcer la peine de mort contre les Palestiniens reconnus coupables de meurtre ou d’attaques contre des Israéliens. La loi s’appliquerait exclusivement aux Palestiniens, ce qui a été dénoncé par l’ONU comme une violation flagrante des droits de l’homme.
Des Réactions Internationales
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé son inquiétude face à ce projet de loi, estimant qu’il soulève des préoccupations en matière de droits humains, notamment parce qu’il est discriminatoire dans la mesure où il s’appliquera exclusivement aux Palestiniens. Amnesty International a également condamné cette décision, la qualifiant de résultat de l’impunité persistante dont bénéficie le système d’apartheid israélien.
Des Opposants au Sein de la Knesset
Malgré l’adoption du projet de loi en première lecture, il existe des opposants au sein de la Knesset, notamment le parti d’opposition « Il y a un avenir » de Yair Lapid, qui a qualifié ce projet de « coup politique » du parti de Ben-Gvir. Les opposants ont choisi de s’abstenir lors du vote, mais il est probable que la loi sera adoptée lors des prochaines lectures.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU.