Drame social à Togbin : Up-r, Br et LD abandonnent leurs militants victimes
Près de 2 000 personnes sont touchées par les casses qui s'opèrent à Togbin. Pour préserver l'environnement et moderniser cette zone du territoire béninois, le gouvernement exproprie les habitants, sommés de libérer leurs habitations au plus tard le 15 décembre 2026. Des maisons construites au prix de lourds sacrifices sont ainsi détruites, laissant leurs propriétaires dans le désarroi. Mais face

à cette détresse grandissante, un autre silence devient particulièrement préoccupant : celui des formations politiques les plus en vue du pays.
À Togbin Daho, Togbin Kpèvi et dans les environs, des immeubles tombent, des familles pleurent, des propriétaires tombent malades et lancent des cris de détresse. Derrière chaque bâtiment démoli, ce sont des années d'économies, des sacrifices familiaux et parfois toute une vie de travail qui partent en poussière. Pourtant, les appels au secours semblent se perdre dans l'indifférence.
En effet, l'Union progressiste le Renouveau (UP-R), le Bloc républicain (BR) et Les Démocrates (LD) brillent par leur absence. Aucune déclaration publique pour interpeller les autorités, aucune conférence de presse pour porter les préoccupations des populations, aucune descente sur le terrain pour témoigner leur solidarité aux victimes. Pourtant, ces formations comptent des militants et des sympathisants parmi les personnes directement affectées. Des citoyens qui ont voté pour elles et qui, aujourd'hui, semblent abandonnés à leur sort.
Certes, le Bénin est en période de trêve politique. Mais cette disposition doit-elle également suspendre la solidarité, la compassion et le devoir de représentation des partis politiques ? La défense des populations ne saurait être réduite aux seules périodes électorales.
Quel avenir pour les familles déguerpies ?
L'urgence est pourtant réelle. À moins de deux mois de l'échéance du 15 décembre, où iront ces familles ? Avec quels moyens pourront-elles se reloger ? Comment les parents organiseront-ils le transfert de leurs enfants alors que l'année scolaire est déjà bien engagée ? Ces préoccupations méritent des réponses.
En restant muettes, l'UP-R, le BR et LD donnent le sentiment d'avoir choisi leur camp : celui du silence face à la détresse de leurs propres militants. À croire qu'ils se sont tous rangés du côté de l'oppresseur. Une attitude qui interroge profondément leur conception de la représentation politique et leur attachement aux préoccupations des citoyens.









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