L’épidémie d’Ebola continue de s’aggraver dans l’est de la République démocratique du Congo. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) alerte sur une propagation qui dépasse toujours les capacités de riposte.
La République démocratique du Congo (RDC) fait face à la plus grave flambée d’Ebola causée par le virus Bundibugyo jamais enregistrée. Selon le dernier bilan de l’OMS, publié le 17 juillet, le pays totalise 2 124 cas confirmés et 828 décès, principalement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele et de la Tshopo.
Déclarée en mai 2026, cette épidémie progresse à un rythme inédit. L’OMS souligne que de nombreuses chaînes de transmission restent inconnues, compliquant le traçage des contacts et les opérations de confinement. L’insécurité persistante dans l’est du pays, les déplacements de populations, les attaques contre les structures de santé et le manque de financement freinent également la riposte.
À ce jour, environ 390 patients ont pu guérir en RDC. Toutefois, aucun vaccin homologué n’est disponible contre cette souche du virus Bundibugyo, même si des essais cliniques sur des traitements expérimentaux sont en cours. L’épidémie a également entraîné des cas importés en Ouganda, en Allemagne et en France, renforçant la vigilance sanitaire internationale.
Face à cette situation, l’OMS appelle à une mobilisation urgente des partenaires internationaux afin de renforcer les capacités de surveillance, de prise en charge des malades et de protection des personnels de santé, alors que cette flambée est désormais considérée comme la plus rapide de l’histoire d’Ebola.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU