Les États-Unis ont annoncé jeudi, le retrait de la majorité de leurs militaires déployés au Nigeria dans le cadre d’une mission conjointe de lutte contre le terrorisme dans le bassin du lac Tchad. L’annonce a été faite par le commandant du Commandement des Etats Unis pour l’Afrique (AFRICOM), le général Dagvin R.M. Anderson, à l’issue de la Conférence des chefs d’état-major africains 2026.
Selon Washington, cette mission, lancée en février 2026 avec le déploiement d’environ 200 militaires américains, avait pour objectif de fournir un appui en matière de renseignement, de surveillance et de formation aux forces nigérianes engagées contre les groupes jihadistes opérant dans le bassin du lac Tchad. Les autorités américaines estiment que les objectifs fixés ont été atteints, notamment grâce à une coopération ayant conduit à l’élimination d’Abu-Bilal al-Minuki, présenté comme le numéro deux mondial de l’organisation État islamique.
Le général Anderson a toutefois précisé que ce retrait ne marque pas la fin du partenariat sécuritaire entre Washington et Abuja. Les États-Unis continueront de soutenir le Nigeria à travers le partage de renseignements, l’appui technique et la coopération militaire, à la demande des autorités nigérianes. Selon lui, cette approche vise à renforcer les capacités des forces locales sans maintenir une présence militaire américaine durable sur le terrain.
Cette décision intervient alors que les autorités nigérianes poursuivent leurs opérations contre les groupes affiliés à Boko Haram et à l’État islamique en Afrique de l’Ouest, toujours actifs dans le nord-est du pays et dans la région du lac Tchad. Dans l’État de Borno, épicentre de la crise sécuritaire, le terrorisme a entrainé selon Reuters, des milliers de morts et le déplacement de deux millions de personnes.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU