Après la visite du maire d’Abomey-Calavi au carrefour des entrées de l’Université d’Abomey-Calavi, les usagers espéraient des actions rapides pour remettre en service les feux tricolores défaillants. Mais plusieurs jours après cette descente médiatisée, aucune réparation concrète n’est encore visible. De quoi alimenter les interrogations sur l’efficacité réelle de cette sortie de terrain.
La panne des feux tricolores aux entrées de l’Université d’Abomey-Calavi continue de nourrir inquiétudes et incompréhensions. Ce carrefour, fortement fréquenté par les étudiants, conducteurs de taxi-motos et automobilistes, reste exposé à de sérieux risques d’accidents malgré les constats effectués récemment par les autorités communales.
En effet, le 21 avril 2026, le maire d’Abomey-Calavi s’était pourtant rendu sur les lieux aux côtés de la troisième adjointe au maire et du Directeur des services techniques. L’autorité communale avait alors annoncé des mesures immédiates pour pallier le non-fonctionnement des feux tricolores, notamment le déploiement d’éléments de la Police républicaine pour réguler la circulation. Mais sur le terrain, plusieurs usagers affirment que la présence policière n’est pas une nouveauté. Selon eux, les agents étaient déjà régulièrement visibles à ce niveau bien avant la visite du maire. Dès lors, certains habitants peinent à percevoir la véritable plus-value de cette descente officielle.
Plus préoccupant encore, la réparation effective des feux tricolores tarde toujours. Beaucoup s’attendaient à une intervention rapide après cette sortie médiatisée. À défaut, la visite risque d’être perçue comme une simple opération de communication sans impact immédiat sur le quotidien des populations. Au-delà des feux défectueux, des voix rappellent également un autre problème majeur : l’absence d’éclairage public sur plusieurs axes de la commune. Du carrefour Kpota jusqu’aux environs du campus, l’obscurité continue de dominer la nuit tombée. Une situation que certains jugent encore plus dangereuse qu’un feu tricolore en panne. « Éclairer la ville n’est pas un luxe, mais une urgence de sécurité publique », dénoncent des riverains, qui regrettent que plusieurs équipes municipales se soient succédé sans véritable solution durable.
En attendant l’installation annoncée d’une cabine de police et le renouvellement des équipements défectueux, les usagers restent suspendus à une question simple : la visite du maire débouchera-t-elle enfin sur des actions concrètes et rapides ?
Gildas AHOGNI