Burkina Faso : Retour dénoncé de la peine de mort
Le rétablissement de la peine de mort au Burkina Faso suscite des critiques d’organisations de défense des droits humains. Adopté à l’unanimité le 20 octobre 2026 par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple, le nouveau Code pénal prévoit cette sanction pour plusieurs infractions, dont le terrorisme, la haute trahison, l’espionnage, le parricide et l’importation de produits périmés ou

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Dans un communiqué publié le 21 octobre, Human Rights Watch (HRW) met en garde contre les conséquences de cette décision. « Le rétablissement de la peine de mort envoie un message effrayant aux détracteurs de la junte et risque de devenir un outil supplémentaire de répression de la dissidence », écrit Ilaria Allegrozzi, chercheuse principale de l’organisation sur le Sahel.
HRW estime également que cette mesure ne permettra pas de résoudre la crise sécuritaire. L’organisation s’inquiète des faiblesses du système judiciaire et des risques d’erreurs irréversibles en cas de condamnation à mort. De son côté, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, défend cette réforme comme un moyen de lutter contre le terrorisme.
En Algérie, le Parlement a adopté, début octobre, une loi étendant la peine de mort à certains incendies volontaires de forêts et à des enlèvements d’enfants accompagnés de violences graves. Cette décision intervient après les incendies meurtriers qui ont frappé le pays. La loi a été publiée au Journal officiel le 13 octobre. Des organisations de défense des droits humains contestent cet élargissement et appellent les autorités à renoncer à une reprise des exécutions.
Selon Human Rights Watch, la peine de mort avait été supprimée au Burkina pour les crimes de droit commun en 2018. La dernière exécution judiciaire connue remonte à 1988.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU










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