Formation et insertion professionnelle au Bénin : Le projet DEFI-Pro pour soulager les jeunes
Financé par l’Agence française de développement (AFD), le projet DEFI-Pro contribue à la modernisation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et vise à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés au Bénin. Neuf ans après l’autorisation de sa ratification par le Parlement, le projet enregistre des réalisations concrètes, même si certains chantiers

se poursuivent.
Autorisé à l’unanimité par les députés le 22 juin 2017, à la suite de la ratification de l’accord de crédit avec l’Agence française de développement (AFD), le projet de Développement de l’Enseignement technique, de la Formation et de l’Insertion professionnelle (DEFI-Pro) représente un coût total de 15,087 milliards de FCFA, dont 13,119 milliards apportés par l’AFD.
Grâce à ce projet, des travaux de construction et de réhabilitation ont été engagés dans plusieurs établissements techniques. Le lycée technique agricole d’Ina, situé dans la commune de Bembèrèkè, dans le département du Borgou, en est une illustration. Financées par l’AFD à hauteur d’environ 1,177 milliard de FCFA hors équipements, ses nouvelles infrastructures ont été officiellement inaugurées le 11 juillet 2025. Les bâtiments rénovés et les équipements mis à disposition visent à offrir aux apprenants un cadre de formation plus adapté aux besoins de l’agriculture moderne.
À Bohicon, dans l’arrondissement de Sodohomè, la construction du lycée technique de BTP et de conduite d’engins lourds se poursuit. Implanté sur un domaine de plusieurs hectares, le futur établissement doit permettre aux jeunes de se former aux métiers du bâtiment, des travaux publics (BTP) et de la conduite d’engins lourds. Selon les informations communiquées lors d’une visite du préfet du Zou, le 9 septembre 2026, le taux d’exécution physique du chantier était alors estimé à 54,86 %.
Au-delà des infrastructures, DEFI-Pro prévoit le renforcement des compétences des acteurs de la formation professionnelle. Le projet doit notamment accompagné la formation de douze cadres de l’Institut national d’ingénierie, de formation et de renforcement des capacités (INIFRCF) à l’élaboration de curricula selon l’approche par compétences (APC).
Quatre curricula ont également été prévus pour de nouveaux métiers : technicien en énergie solaire photovoltaïque, technicien en BTP et chef de chantier, technicien en maintenance automobile avec des applications mécatroniques, ainsi que technicien en maintenance et exploitation des machines agricoles.
Le projet comprend par ailleurs des mesures de renforcement de la gouvernance du secteur, la mise en réseau des établissements de formation et des entreprises dans le cadre de l’apprentissage en alternance, ainsi que des dispositifs destinés à soutenir l’insertion professionnelle des jeunes.
Au-delà des bâtiments inaugurés et des chantiers en cours, le véritable aboutissement du projet se mesurera à son impact sur les parcours des jeunes. Les prochaines évaluations devront ainsi permettre d’apprécier non seulement les réalisations matérielles, mais aussi le nombre de diplômés qui trouvent un emploi, créent leur activité ou développent des compétences répondant aux besoins de l’économie béninoise.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU










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