Interpellé le vendredi 12 décembre 2025 à Cotonou, devant le siège de son parti Restaurer l’Espoir, dans le cadre d’une enquête sur une tentative de coup d’Etat déjoué le 7 décembre 2025, le président Candide Azannaï est poursuivi « Complot contre l’autorité de l’État et incitation à la rébellion ». Il est placé en détention provisoire le 19 décembre 2025.
Dans un communiqué rendu public, la famille de l’ex ministre de la défense a exprimé ses inquiétudes au sujet de la détention de son fils et a fait certaines révélations. Selon elle, depuis bientôt trois (03) mois, Candide Azannaï, « âgé de 67 ans, est détenu dans des conditions inhumaines et dégradantes, contraires aux normes nationales et internationales relatives au traitement des personnes privées de liberté ». I Elle a révélé qu’ « il est détenu, sans accès à une cellule réglementaire, contraint à des conditions dégradantes, privé de conditions minimales d’hygiène, de repos et de dignité ». Elle a précisé que « malgré son âge avancé et un état de santé fragile nécessitant un suivi médical régulier, l’accès à son médecin ne lui a pas été accordé, en dépit d’une demande formelle » régulièrement adressée à qui de droit.
Les proches de l’ancien député ont signifié que jusqu’à ce jour « aucune accusation claire ne lui a été notifiée, aucune preuve ne lui a été présentée ; aucune comparution devant un juge n’a eu lieu et aucune date de procès n’a été communiquée ». C’est pour cela qu’ils ont fait une mise au point : « Nous ne demandons ni privilège, ni faveur. Nous demandons simplement que le droit soit respecté ». Ils ont souligné que « jusqu’à preuve du contraire », le président du parti Restaurer l’Espoir « bénéficie de la présomption d’innocence ».
Pour la famille de l’ancien ministre de la défense nationale, « ces faits constituent une violation manifeste de la présomption d’innocence, principe fondamental garanti par la Constitution béninoise, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), ainsi que par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) ». C’est pourquoi, elle a demandé la libération de Candide Azannai ou, à défaut, sa présentation devant une juridiction compétente, le respect strict de ses droits fondamentaux, notamment l’accès aux soins médicaux, et la garantie d’un procès équitable, public, transparent et conforme aux standards internationaux. Pour cette dernière, « la justice ne saurait être instrumentalisée à des fins politiques ». et que « le respect des droits humains demeure le socle de toute société démocratique et pacifique. ».