A quelques heures de la clôture des candidatures pour les élections législatives, certains partis de la majorité présidentielle dévoilent les identités de quelques députés qui feront leurs adieux aux compétitions législatives. Et dans le lot, les cas des députés « rebelles » de 2024 qui retiennent l’attention.
Le positionnement sur les listes pour les élections législatives de 2026 s’annonce comme un exercice délicat pour les responsables des partis politiques. En dehors du souci de 20% qui leur donnent de l’insomnie, ils doivent faire des arbitrages pour faire de bons positionnements. Ce genre d’exercice les amènent à faire des choix difficiles dans lesquels certains ne se retrouvent pas. Au sein des partis de la mouvance présidentielle, l’équation s’annonce plus difficile. Il faut veiller à l’équilibre de ces partis en pleine transition en confectionnant des listes qui tiennent compte de la fidélité et de l’engagement politiques des anciens députés mais aussi de la pression des autres cadres de ces partis en quête de positionnement et ce, depuis deux législatures pour certains.
C’est dans cette ambiance fortement compétitive, que l’on apprend le désistement de certains députés. Selon des indiscrétions, Lazare Sèhouéto, Justin Agbodjèté, Lambert Agongbonon, Eustache Akpovi, Edmonde Fonton de l’Union Progressiste le Renouveau(UP-R) et Malick Gomina du Bloc Républicain(BR) ne seraient pas sur les listes. D’autres sources avancent les cas de Charles Toko, Samou Séidou Adambi et de Rachidi Gbadamassi. Ce dernier serait frappé par l’interdiction collective faite aux ministres et ministres-conseillers d’être candidats. Si ces trois derniers cas peuvent être liés aux manœuvres de reconquête politiques de la huitième circonscription électorale réputée chasse-gardée de l’opposition, les autres s’apparentent à une épuration politique. En mars 2024, ces cinq députés de l’UP-R et Malick Gomina du BR ont tous voté contre la proposition de loi portant révision de la constitution. Beaucoup d’analystes politiques avaient craint leurs nettoyages des listes électorales pour les prochaines élections législatives en se référant aux cas de la dizaine de députés qui, dans la foulée de la présidentielle de 2021, se sont rendus à Lomé pour apporter leurs soutiens à la candidate de l’opposition Reckya Madougou. Parmi eux, figuraient les députés Nazaire Sado, Sanni Mama, Ahmed Tidjani Affo Obo et autres qui n’ont pu retrouver leurs sièges après les législatives de 2023. La vindicte présidentielle aura sûrement eu raison de ces députés « rebelles » comme elle en a des imprudents de 2021 qui se sont rendus à Lomé pour apporter leurs soutiens à Reckya Madougou en croyant à une hypothétique liberté du parrainage politique.