Pour cette rentrée académique 2025-2026, l’État nigérien a instaurer une contribution volontaire de 100 francs aux élèves. Cette politique économique s’inspire d’une volonté des autorités nigériennes à multiplier des initiatives pour trouver de l’argent suite à la crise financière que traverse le pays.
Lancée à l’occasion de la rentrée scolaire, l’opération « 100 francs pour la patrie, un geste pour l’avenir » invite chaque élève à verser 100 FCFA pour soutenir les finances publiques. Officiellement, cette contribution « volontaire » vise à renforcer la solidarité nationale et à financer les dépenses liées à la sécurité et à l’éducation.
Depuis le coup d’État de juillet 2023, le Niger peine à se relever économiquement. Les sanctions de la CEDEAO et la suspension de plusieurs aides internationales ont négativement impacté les caisses de l’État. Pour y faire face, le gouvernement du général Abdourahmane Tiani multiplie les solutions locales, même si parfois elles sont controversées.
Sur le terrain, la mesure ne fait pas l’unanimité. Certains enseignants dénoncent des retards de salaire et jugent ironique qu’on demande de l’argent aux élèves alors que les fonctionnaires attendent toujours d’être payés. D’autres y voient un simple geste patriotique dans un contexte difficile.
Mais malgré les tensions, le régime militaire tente de garder le cap. En attendant une levée complète des sanctions régionales, Niamey continue de miser sur l’autofinancement et la mobilisation populaire pour maintenir les services de base.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU