Ce 21 octobre 2025, Sanae Takaichi vient d’être élue Premier ministre du Japon, ouvrant un nouveau chapitre politique. Son profil à droite et ses positions fermes sur la Chine et Taïwan suscitent des réactions en Asie.
Sanae Takaichi est devenue la première femme à occuper le poste de Premier ministre du Japon, un événement historique dans un pays jusqu’ici dominé par des hommes. Ce succès marque aussi un virage vers la droite pour le pays, l’élue étant réputée conservatrice et nationaliste.
Cette élection intervient après 237 voix obtenues à la Chambre basse, puis un vote favorable similaire dans la Chambre haute. Elle s’appuie sur une coalition entre le Parti libéral-démocrate (LDP) et le parti de droite Japan Innovation Party (Ishin). Toutefois, cette alliance ne lui confère pas immédiatement une majorité absolue. Elle devra négocier avec d’autres partis pour asseoir la stabilité de son gouvernement
Du côté de la Chine, la réaction officielle reste mesurée. Selon un article du South China Morning Post, Pékin a déclaré que cela relevait de « la politique intérieure japonaise », tout en appelant Tokyo à respecter ses engagements historiques sur Taïwan et l’Histoire. Un sondage japonais révélait déjà qu’environ 53,6 % des personnes interrogées s’attendaient à un refroidissement des relations nippo-chinoises sous son mandat. Concernant la Taïwan, celle-ci s’est dite prête à collaborer avec le nouveau gouvernement à travers un message de félicitations transmis par le président Lai Ching‑te.
Même si l’histoire enregistre son entrée à la tête du gouvernement, le nouveau mandat de Takaichi ne démarre pas sans obstacles. Elle hérite d’une coalition fragile, d’une économie affectée par l’inflation et d’un yen affaibli. Les voisins et partenaires internationaux restent attentifs à son approche diplomatique et au ton que prendra le Japon.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU