Interpellé par un jeune internaute sur la voie menant à la gloire en politique, Candide Armand-Marie Azannaï, figure emblématique de la Résistance au Bénin, a livré une réponse à la fois profonde et cinglante. Pour lui, la politique n’est pas un terrain de quête personnelle, mais un champ d’exigence morale où seules la crédibilité, la vérité et la vertu devraient guider l’action publique.
Dans un échange spontané sous l’une de ses publications sur les réseaux sociaux, Candide Armand-Marie Azannaï a rappelé ce qu’il considère comme les fondements de l’engagement politique. Répondant à un jeune qui lui demandait comment obtenir “la gloire en politique”, l’ancien ministre et président du parti Restaurer l’Espoir a préféré transformer la question en leçon d’éthique. « Le premier des objectifs, ne jamais viser la gloire en quoi que ce soit. Jamais », a-t-il insisté d’entrée, avant d’ajouter : « Il faut proscrire la gloire comme objectif, surtout en politique ».
Pour le Résistant n°1, l’homme politique véritable doit plutôt rechercher la crédibilité, qu’il érige en boussole de toute action publique. Sans cette crédibilité, estime-t-il, le politicien devient un imposteur, un farceur, un roublard indigne de la confiance publique. Dans le même sillage, Candide Azannaï oppose ainsi deux voies : celle du vice, fondée sur l’opportunisme et l’éthique de l’utilité, et celle de la vertu, fondée sur la vérité, les principes et la morale. La seconde, reconnaît-il, est certes plus exigeante, mais demeure la seule compatible avec l’intérêt général. « C’est très difficile l’ancrage dans la vertu et la morale. Mais c’est cela seul qui devra être le leitmotiv de l’éthique de l’agir public », écrit-il encore, promettant de partager un jour “la beauté de ses peines et sacrifices au nom de l’intérêt général”.
À travers cette réponse, Candide Azannaï rappelle, une fois de plus, sa conception rigoureuse de la politique. Celui d’un engagement au service des valeurs et non une quête de privilèges ou d’applaudissements.
Gildas AHOGNI