L’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) a réagi suite à un nouveau retrait en France d’un lot d’ananas « pain de sucre » originaire du Bénin. Dans un communiqué, la structure revient sur les raisons de ce rappel et annonce des mesures.
Le Bénin vient d’essuyer un nouveau retrait du marché français d’un lot d’ananas « pain de sucre » en raison d’un possible dépassement des seuils réglementaires de résidus de pesticides. Selon les données publiées, ce rappel concernerait un lot spécifique (2903) commercialisé en France entre avril et mai 2026, et identifié lors de contrôles sanitaires effectués dans le cadre de la réglementation en vigueur au sein de l’Union européenne. A en croire le communiqué, dans ce contexte, l’Apiex Bénin, en lien avec les structures nationales compétentes et les acteurs de la filière ananas, suivent cette situation avec attention.
Des investigations sont en cours afin d’identifier précisément l’origine du dépassement constaté, de renforcer les dispositifs de contrôle et de traçabilité et de consolider les bonnes pratiques agricoles au sein de la filière. « Il est important de souligner que ce rappel ne concerne qu’un lot isolé et ne remet pas en cause la qualité globale de l’ananas « pain de sucre » du Bénin, reconnu pour ses caractéristiques uniques : chair blanche, douceur naturelle et faible acidité », a précisé la note.
Depuis plusieurs années, le Bénin a engagé un travail structurant pour améliorer la qualité et la conformité de ses produits agricoles, notamment à travers le renforcement des capacités des producteurs, l’encadrement des pratiques phytosanitaires et la mise en place de dispositifs de traçabilité et de certification sanitaire plus rigoureux. « A ce titre, le Directeur général de l’Apiex Bénin, Eric Akouté, tient à rassurer l’ensemble des partenaires commerciaux et des acteurs économiques, que la situation fait l’objet d’un suivi attentif dans un esprit de transparence et de responsabilité, afin de préserver la crédibilité des exportations béninoises », peut-on lire dans le communiqué.
Mohamed Yèkini