Après trois reports successifs, la Cour d’appel de Rabat a examiné, ce lundi 13 avril 2026, le dossier des 18 supporters sénégalais incarcérés depuis la nuit de la finale.
Les supporters sénégalais condamnés à une peine d’emprisonnement de trois mois à un an pour avoir participé aux incidents de la finale de CAN en janvier ont vu leurs peines confirmées en appel, lundi. Le parquet de la Cour d’appel de Rabat avait demandé d’alourdir les peines prononcées en première instance contre les 18 accusés.
Condamnés à une peine d’emprisonnement allant de trois mois à un an pour avoir pris part aux incidents de la finale de la CAN 2025, dix-huit supporters sénégalais ont vu leurs peines confirmées en appel lundi. Ces supporters, détenus depuis le 18 janvier 2026, étaient poursuivis pour « hooliganisme » , une accusation qui inclut des actes de violence notamment contre les forces de l’ordre , dégradation d’équipements sportifs, invasion de la pelouse et jets de projectiles
Il faut se rappeler qu’ en première instance, neuf d’entre eux avaient été condamnés à un an de prison assorti d’une amende de 5.000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2.000 dirhams d’amende (180 euros) et les trois derniers à trois mois et à une amende de 1.000 dirhams (90 euros). Un Français d’origine algérienne, jugé quant à lui pour avoir jeté une bouteille d’eau, s’était également vu infliger une peine de trois mois de prison et 1.000 dirhams d’amende.
Au terme du verdict de la Cour d’appel de Rabat, les peines prononcées en première instance à l’encontre des 18 supporters sénégalais poursuivis pour les violences de la finale de la CAN ont été confirmées : neuf d’entre eux écopent d’un an de prison, six sont condamnés à six mois, les trois derniers vont pouvoir rentrer dans leur pays dans quelques jours. Ayant été condamné à trois mois de détention, ils auront bientôt purgé leur peine
L’affaire de jugement de ces 18 supporters se déroule en toile de fond d’un contentieux plus large entre le Sénégal et le Maroc autour du trophée de la Can 2025 dont le règlement reste pendant devant le Tribunal arbitral du sport (Tas). Une coïncidence de calendrier qui alimente les soupçons de la défense sur d’éventuelles manœuvres dilatoires.