La découverte d’un onzième corps féminin à Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, ravive l’inquiétude autour d’une série de décès enregistrés depuis juillet. Les autorités enquêtent sur les différentes affaires sans avoir, à ce stade, établi l’existence d’un auteur ou d’un mobile commun.
La série macabre se poursuit en Afrique du Sud. Dimanche 27 septembre, la police a découvert le corps d’une femme dans un espace ouvert de Struisbult, à Ekurhuleni. La victime, âgée d’environ 20 ans selon les premières constatations, n’a pas encore été identifiée. Les enquêteurs ont relevé des signes pouvant évoquer une strangulation, mais les examens médico-légaux devront déterminer les circonstances exactes du décès.
Cette découverte intervient au lendemain de celle d’une autre femme près du cimetière de Mooifontein, à Thembisa. La police soupçonne qu’elle aurait été tuée à coups de pierres. Un homme présenté comme lié à cette affaire a été arrêté dans le Limpopo, à près de 400 kilomètres du lieu des faits. Quatre personnes sont désormais détenues dans le cadre des différentes enquêtes.
Huit des onze corps ont été retrouvés en septembre. Plusieurs victimes ont été découvertes partiellement ou totalement dévêtues et certaines présentaient des signes laissant suspecter des violences sexuelles. Toutefois, la police souligne qu’aucun lien formel n’a encore été établi entre les affaires. À Ekurhuleni, les enquêteurs poursuivent l’identification des victimes et recherchent des éléments permettant de déterminer si certaines affaires sont liées.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU