À Durban, des réfugiés et demandeurs d’asile redoutent de nouvelles violences à l’approche du 30 septembre. Plusieurs d’entre eux disent ne disposer d’aucun lieu sûr où retourner après avoir été chassés de leurs logements et activités.
La tension reste vive autour des migrants à Durban. Des réfugiés installés dans la ville craignent de nouvelles attaques à l’approche du 30 septembre, date fixée par le mouvement anti-immigration « March and March » pour réclamer le départ des migrants en situation irrégulière.
La situation trouve son origine dans les violences et expulsions survenues avant et autour des manifestations du 30 juin. Des centaines de ressortissants étrangers avaient alors été chassés de leurs logements ou commerces. Certains se sont retrouvés près des bureaux du ministère de l’Intérieur à Durban.
Le gouvernement sud-africain a engagé des opérations de relogement. Le 15 septembre, 274 demandeurs d’asile et réfugiés ont notamment été transférés vers le centre de rapatriement de Lindela, dans le Gauteng. Parmi eux figuraient 191 Congolais, 76 Burundais et des ressortissants d’Ouganda, du Mozambique et du Ghana.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU