Trois militaires comparaissent devant la CRIET pour avoir, selon le parquet spécial, intercepté puis restitué des cargaisons de produits pharmaceutiques en échange d’argent. Cinq prévenus sont concernés dans cette affaire renvoyée au 8 octobre 2026.
Une affaire qui éclabousse l’uniforme. Trois militaires sont poursuivis devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour leur implication présumée dans une affaire de trafic de produits pharmaceutiques. Le dossier, examiné le jeudi 27 août 2026, implique au total cinq prévenus, poursuivis notamment pour trafic de produits psychotropes et exercice illégal de la pharmacie.
En effet, selon les accusations présentées à l’audience, les militaires auraient procédé à la saisie de cargaisons de produits pharmaceutiques avant de les restituer à leurs propriétaires contre des paiements compris entre 200 000 et 300 000 FCFA.
Les prévenus contestent les accusations
Devant les juges, les cinq hommes ont rejeté les faits qui leur sont reprochés. Les militaires ont notamment nié avoir entretenu des contacts avec les deux autres accusés.
Le ministère public soutient toutefois que les cinq prévenus se connaissaient et appartenaient à un même forum dénommé « Dieu est grand ». Pour le parquet, les militaires auraient agi en toute connaissance de cause.
À l’issue des débats, le procureur a requis cinq ans de prison ferme et deux millions de FCFA d’amende pour chacun des cinq prévenus. Il a également demandé la confiscation et la destruction des produits saisis.
De leur côté, les avocats de la défense ont plaidé pour la libération pure et simple de leurs clients.
La CRIET a finalement renvoyé l’affaire au 8 octobre 2026, date à laquelle les juges devraient poursuivre l’examen du dossier.
Gildas AHOGNI