Le Département d’État a annoncé lundi la révocation de plus de 175 000 visas depuis le début de l’année 2026. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un vaste durcissement de la politique d’immigration enclenchée par l’administration Trump depuis 2025.
L’administration Trump poursuit la mise en œuvre de sa politique de restriction migratoire, lancée dès les premiers jours du second mandat du président Donald Trump, en janvier 2025. Selon Washington, plus de 175 000 visas ont été révoqués durant le premier semestre de cette année. La majorité des annulations font suite à des « rencontres avec les forces de l’ordre ». Les infractions en tête tête sont les agressions, la conduite en état d’ivresse, les vols et les infractions liées aux stupéfiants. Le Département cite également des cas plus graves comme le viol, l’enlèvement, la traite d’êtres humains, l’exploitation sexuelle de mineurs et la fraude.
L’offensive cible également le « tourisme de naissance ». Une ambassade américaine en Afrique du Nord a ainsi annulé plus de 100 visas de parents venus principalement aux États-Unis pour y faire naître leurs enfants et obtenir la citoyenneté américaine.
Le secrétaire d’État Marco Rubio avait rappelé que le visa est « un privilège et non un droit ». L’administration prévient que ces révocations se poursuivront, sur fond de vérification accrue des réseaux sociaux et d’élargissement des critères d’expulsion. Cette accélération, la plus importante depuis janvier où 100 000 visas avaient déjà été révoqués, fait craindre une détérioration des relations diplomatiques, notamment avec l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Amérique latine.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU