Le Burkina Faso a déclaré mardi soir « persona non grata » deux diplomates de l’UE. L’annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités de transition et l’Union européenne.
Selon l’Agence d’Information du Burkina (AIB), le chef de délégation adjoint de l’UE et la chargée de programme de la Délégation de l’UE au Burkina Faso sont désormais déclarés « personna non grata ». Les deux diplomates disposent d’un délai de trois jours pour quitter le territoire. Ouagadougou n’a pas encore communiqué officiellement sur les motifs de cette expulsion.
Cette décision s’inscrit dans une série d’expulsions de représentants d’organisations internationales. En août 2025, la coordonnatrice résidente de l’ONU, Carol Flore-Smereczniak, avait été déclarée « persona non grata » après la publication d’un rapport onusien jugé « mensonger » par Ouagadougou.
En juin dernier, le chef de la Délégation de l’UE, Daniel Aristi Gaztelumendi, avait déjà été convoqué par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. La convocation faisait suite à une résolution du Parlement européen que le régime militaire qualifiait d’« hostile ».
Le 26 juin 2026, le Burkina Faso à travers un communiqué, a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, dénonçant une ingérence étrangère. La France a qualifié cette décision d’«hostile» et à précisé que les mesures de réciprocité seront prises.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU