La junte militaire au pouvoir en Guinée-Bissau a annoncé l’organisation d’un référendum constitutionnel le 30 août 2026 afin de soumettre à l’approbation des électeurs une réforme renforçant les pouvoirs du président de la République. Le décret a été publié lundi, plusieurs mois après le coup d’État de novembre 2025 qui a interrompu le processus électoral et renversé le président Umaro Sissoco Embaló.
Le projet prévoit le passage d’un régime parlementaire à un régime présidentiel. S’il est adopté, le chef de l’État pourra nommer le Premier ministre et les membres du gouvernement, ainsi que dissoudre le Parlement. Les autorités militaires estiment que cette réforme permettra de mettre fin aux fréquentes crises politiques provoquées par les gouvernements de coalition.
Le référendum précédera les élections générales prévues le 6 décembre 2026, censées marquer le retour à un pouvoir civil. La junte a réaffirmé que son chef, le général Horta N’Tam, ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle, conformément à son engagement pris en décembre dernier.
Ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1974, la Guinée-Bissau demeure l’un des pays les plus instables d’Afrique de l’Ouest. Depuis son indépendance, elle a connu plusieurs coups d’État et tentatives de putsch, alimentant une instabilité politique chronique qui freine son développement institutionnel et économique.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU