Quelques heures après la confirmation de sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen a annoncé qu’elle briguerait la présidence de la République en 2027. La dirigeante du Rassemblement national entend saisir la Cour de cassation afin de contester la décision de justice.
La cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a confirmé mardi soir sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, malgré sa condamnation en appel pour détournement de fonds du Parlement européen. La cour d’appel de Paris a maintenu sa culpabilité et l’a condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an sous bracelet électronique, tout en réduisant sa période d’inéligibilité, ce qui lui permet de rester éligible à la prochaine présidentielle.
Se déclarant « innocente », Marine Le Pen a annoncé qu’elle formerait un pourvoi en cassation, estimant que cette procédure suspendrait l’exécution de sa peine de surveillance électronique. « Je ferai donc campagne sans bracelet électronique », a-t-elle affirmé, dénonçant une décision qu’elle juge injuste.
Cette affaire porte sur le détournement de fonds européens destinés à rémunérer des assistants parlementaires, lesquels auraient en réalité travaillé pour le parti en France. Le préjudice est estimé à près de 2,8 millions d’euros par la justice française.
Candidate malheureuse aux scrutins de 2012, 2017 et 2022, Marine Le Pen espère transformer cette quatrième candidature en victoire. Pour le moment son avenir judiciaire reste suspendu à la décision de la Cour de cassation. Une décision qui pourrait influencer le déroulement de la campagne présidentielle.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU