Après plusieurs mois de fermeture ayant pesé sur les échanges économiques et humains, la frontière entre le Bénin et le Niger entre dans une nouvelle phase d’apaisement diplomatique. Réunis dans le cadre d’un comité conjoint d’experts, les deux pays ont franchi une première étape technique jugée encourageante vers une éventuelle réouverture encadrée des passages frontaliers.
Les gouvernements du Bénin et du Niger ont annoncé, mardi 16 juin 2026, la clôture du premier cycle de discussions du Comité conjoint d’experts chargé d’étudier les conditions de réouverture de leur frontière commune. Les conclusions issues de ces travaux ont été transmises aux chefs d’État Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani, selon un communiqué conjoint publié simultanément à Cotonou et à Niamey. En effet, cette avancée s’inscrit dans le prolongement de la visite officielle effectuée par le président béninois Romuald Wadagni à Niamey le 2 juin dernier. À l’issue de cette rencontre de haut niveau, les deux dirigeants avaient convenu de la mise en place d’un comité d’experts chargé d’examiner les modalités d’un retour progressif à la normale dans les échanges transfrontaliers.
Durant une quinzaine de jours, les délégations des deux pays ont mené consultations et analyses techniques, chacune dans son cadre national, sur l’ensemble des questions inscrites dans leur mandat. Le communiqué conjoint souligne des échanges jugés constructifs, ayant permis des avancées sur plusieurs dossiers clés liés à la réouverture de la frontière.
Cependant, ce premier jalon ne marque pas la fin du processus. En effet, à en croire le communiqué, les deux parties indiquent que les experts se retrouveront d’ici la fin de la semaine pour une réunion conjointe décisive, « cette étape marquera l’aboutissement heureux d’un processus conduit avec sérieux, célérité et un sens aigu de l’intérêt partagé ».L’objectif : harmoniser les conclusions et finaliser un rapport commun qui sera soumis aux deux chefs d’État.
Ce document final devra servir de base aux prochaines décisions politiques relatives à la reprise des échanges entre les deux pays, dans un contexte où les enjeux économiques, commerciaux et sécuritaires restent particulièrement sensibles.
Dans l’ensemble, « les deux parties se félicitent des résultats fructueux de ce premier cycle de travaux sur l’ensemble des sujets examinés », peut-on lire dans le communiqué.
Alola BIAOU