La Police républicaine de Pahou a mis fin aux activités de deux individus soupçonnés d’être impliqués dans une série d’agressions ciblant des conducteurs de taxi dans la commune de Ouidah.
L’opération, menée à l’aube du lundi 8 juin, fait suite à un dispositif de surveillance mis en place après plusieurs plaintes enregistrées et l’ouverture d’une enquête consécutive à un braquage particulièrement violent survenu plus tôt dans l’année.Selon les informations recueillies, les deux suspects auraient mis en place une méthode bien structurée consistant à solliciter des courses interurbaines auprès de chauffeurs occasionnels, notamment à destination du Togo, avant de passer à l’acte une fois les victimes isolées sur le trajet.
Dans l’un des cas documentés, un conducteur de Toyota Camry aurait été sollicité à Cocotomè par deux individus se présentant comme de simples clients. Après avoir convenu d’un départ aux premières heures de la matinée, le chauffeur les aurait pris en charge le 6 février 2026.
Mais une fois arrivés dans la zone de Bazounkpa, le scénario aurait basculé. L’un des passagers aurait demandé un arrêt, prétexte sous lequel une agression aurait été perpétrée à l’aide d’une corde. Le conducteur aurait alors été maîtrisé, ligoté puis abandonné inconscient aux abords de la forêt d’Ahozon, tandis que le véhicule et ses effets personnels étaient emportés.L’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque les mêmes individus auraient tenté de recontacter leur précédente victime le 7 juin 2026 à Godomey, dans ce qui s’apparente à une tentative de récidive.Reconnu à temps par le chauffeur, l’un des suspects a été discrètement signalé aux forces de l’ordre. Une opération a alors été rapidement déclenchée, permettant leur arrestation le lendemain matin, sans incident.
Lors des fouilles, plusieurs objets présumés utilisés lors des agressions auraient été saisis, dont un lacet servant à neutraliser les victimes. Au cours de l’interrogatoire, l’un des mis en cause aurait reconnu son implication dans le premier braquage et évoqué la revente du véhicule dans un pays voisin pour une somme estimée à 500 000 francs CFA.
Les deux hommes sont actuellement placés en garde à vue et devraient être présentés à la justice dans les prochains jours.
Alola BIAOU