De violents échanges de tirs ont été entendus mardi matin près de la prison centrale de Conakry, provoquant la panique dans le quartier administratif de Kaloum. Les premières informations font état de l’extraction du commandant Toumba Diakité, détenu politique, par des assaillants encore non identifiés.
La capitale guinéenne a vécu ce mardi matin un moment d’extrême tension quand des rafales de coups de feu ont retenti autour de la Maison centrale de Conakry, située dans le quartier stratégique de Kaloum où se trouvent le palais présidentiel et plusieurs ministères. Selon plusieurs témoins, les tirs ont débuté peu avant 9 h et ont duré plus de trente minutes, créant une forte panique dans les environs.
Selon plusieurs sources médiatiques guinéennes, les tirs et l’intervention armée seraient liés à l’extraction du commandant Toumba Diakité, figure politique incarcérée et condamnée à dix ans de prison dans le cadre du procès du massacre du 28 septembre 2009. Les assaillants auraient emmené Diakité hors de la prison vers une destination inconnue, sans confirmation officielle des autorités pour l’instant.
Des journalistes sur place ont constaté un important déploiement de forces de sécurité, avec des véhicules blindés et des éléments des forces spéciales bloquant les accès à la prison. Les habitants ont décrit des scènes de confusion, certains cherchant refuge tandis que d’autres observaient les mouvements de troupes armées dans les rues.
Jusqu’à l’instant présent, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement ou la présidence sur l’origine des tirs ou les circonstances précises de la sortie de Diakité. La situation reste floue, certaines sources évoquant une opération menée par des éléments internes tandis que d’autres suggèrent une action coordonnée de plusieurs groupes armés.
En fin de journée, la circulation dans Kaloum a repris progressivement mais sous haute présence sécuritaire.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU