Le 28 janvier 2026, la Cour de justice de l’UEMOA a déclaré illégales les sanctions économiques imposées au Mali en 2022. Dans un communiqué, Daniel Edah, président du mouvement politique « Nous Le Ferons », déplore leur adoption hâtive et souligne la nécessité de renforcer le respect du droit communautaire et le dialogue régional.
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COMMUNIQUÉ POLITIQUE
Relatif à l’arrêt de la Cour de justice de l’UEMOA sur les sanctions imposées au Mali en 2022
La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a rendu, le 28 janvier 2026 à Ouagadougou, un arrêt déclarant illégales les sanctions économiques imposées au Mali en janvier 2022.
Ces sanctions avaient été décidées par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA, dans un contexte de transition politique au Mali et dans le sillage des mesures arrêtées par la CEDEAO. Elles comprenaient notamment des restrictions économiques et financières ayant affecté l’ensemble de l’espace communautaire.
Tout en prenant acte de cette décision de justice, je regrette la précipitation qui a entouré l’adoption et la mise en œuvre de ces sanctions, sans une base juridique suffisamment établie au regard des textes communautaires de l’UEMOA. Le respect du droit communautaire doit demeurer un principe cardinal de l’action collective et une garantie essentielle de la crédibilité de nos institutions régionales.
Je regrette également les conséquences humaines, sociales et économiques de ces mesures, dont les impacts ont été supportés en premier lieu par les populations du Mali, et qui ont contribué à fragiliser la dynamique d’intégration régionale, pourtant indispensable à la stabilité politique et au développement économique de nos États.
Cet arrêt appelle une réflexion collective approfondie sur les changements nécessaires afin que, à l’avenir, des décisions d’une telle portée ne soient ni prises ni exécutées sans une conformité préalable, rigoureuse et vérifiable au droit communautaire, pour être ensuite déclarées illégales et annulées, au prix de lourds dommages économiques, sociaux et institutionnels.
Il est désormais indispensable de renforcer les mécanismes de contrôle juridique en amont, de clarifier l’articulation entre décisions politiques et normes communautaires, et de privilégier le dialogue, la concertation et la médiation dans la gestion des crises au sein de notre espace régional.
Dans cet esprit, je réaffirme mon engagement en faveur d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable, dans une Afrique bien intégrée et en plein essor respectueuse de l’État de droit communautaire et engagée sur la voie du progrès, de la paix et de la solidarité entre les peuples.
Ensemble, nous le ferons.
Et, il fera beau !
Daniel Edah
Président du mouvement Nous Le Ferons