Les rideaux sont tombés, le dimanche 18 janvier 2026 à Rabat, sur la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025 avec le sacre des Lions de la Théranga du Sénégal. Protestant contre une décision arbitrale lors de la finale contre le Maroc, le sélectionneur national Pape Thiaw a demandé à ses joueurs de sortir du terrain. Cet incident a suscité une réaction de l’ancien international des Lions Indomptables du Cameroun, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et membre des instances de la Confédération africaine de football (CAF), Samuel Eto’O.
Reçu le lundi 19 janvier 2026 sur France 24, Samuel Eto’0 a déclaré que le Sénégal mérite sa victoire. « Que ce soit les joueurs et les supporters », cette magnifique équipe, ce groupe », dit-il «est allé chercher sa victoire » .En ce qui concerne les faits du jeu notamment les erreurs d’arbitrage, il espère qu’ils vont travailler pour améliorer la Confédération africaine de football (CAF) afin qu’il n’ait plus ses images. Il a précisé qu’ « on aurait pu éviter tout ce qui s’est passé » dimanche dernier. Le président de la FECAFOOT a souligné qu’il n’est pas « en train d’accuser » l’instance faitière du football africain. Mais « si j’accuse la CAF », affirme-t-il, « je suis en train d’accuser moi-même parce que j’en fais partir de toutes ces personnes qui ont le privilège de prendre des décisions pour le football de notre continent ».avant d’ ajouter : « Il faut qu’on continue à améliorer notre institution afin qu’elle soit au-dessus de tout , qu’elle soit un peu plus forte ».
Tout en félicitant le Maroc pour avoir offert à la Caf des installations magnifiques, Samuel Eto’0 a signifié que « sur les faits du jeu, les arbitres restent des humains ».C’est pour cela qu’il ne veut pas les accuser. Mais il reconnait quand même qu’ « il y a eu des faits de jeu qui ont marqué cette CAN à jamais ». Selon lui, il revient à la CAF « de prendre ses responsabilités et de voir ce qui a moins fonctionné afin de prendre les décisions qui s’imposent pour que nous n’ayons plus des faits de jeu qui s’imposent sur ce qui nous intéresse, le jeu ». « N ‘oublions pas que les arbitres restent des humains parce qu’ils sont comme vous et moi », a-t-il lâché.
Les révélations de Eto’O
A la question du journaliste de savoir si il aurait pris la même décision que le sélectionneur sénégalais qui dit à ses joueurs « on sort du terrain » ? Samuel Eto’O répond : »: Moi j’ai été sanctionné à quatre matchs parce que j’ai refusé de prendre cette décision » . Et de poursuivre : « Vous savez, les émotions ne sont pas contrôlables et à un moment donné pendant notre rencontre Cameroun-Maroc, il y avait beaucoup d’émotions et un de mes compatriotes m’a suggéré de retirer l’équipe. Sur un coup de tête j’aurais pu prendre cette décision-là. Je ne pense pas que je vais accuser le sélectionneur sénégalais ».
Au contraire, selon le président de la FECAFOOT, le sélectionneur des Lions de la Théranga « a eu le courage de défendre son équipe ». Pour l’ancien international camerounais, «il faut prendre ces risques-là ! ». « Au final, le Sénégal gagne et c’est ce que je veux retenir », a-t-il signifié avant d’ajouter : « Maintenant, ceux qui se chargent d’enquêter, de regarder ce qui n’a pas été, prendront leurs responsabilités. Toujours est-il qu’il y’a des émotions dans un match de football et il faut tout faire pour que ces émotions ne débordent pas. Nous avons peut-être la VAR. Ça ne nous coûte rien d’aller vérifier les faits de jeu et je pense que si on vérifie les faits de jeux, nos omissions seraient beaucoup mieux contrôlées ». Il a fait savoir qu’en Afrique, « le football se vit, se débat et se célèbre ».
Eto’o encense Mané
Au sujet du comportement de Sadio Mané qui a ramené ses coéquipiers et l’entraineur sur le terrain dimanche dernier, le président de la Fédération camerounaise de football a dit ceci : « Sadio Mané, c’est l’un des plus grand champion du continent, mention spéciale à lui ». Il a par ailleurs émis le vœu que ce dernier gagne un ballon d’or. Pour Eto’o, « le geste qu’il a fait est un geste de grand leader mais on ne va pas accuser les autres ».