Le président du mouvement politique NOUS LE FERONS, Candidat à la candidature du parti de l’opposition Les Démocrates pour la présidentielle de 2026, Daniel EDAH continue de se battre pour la paix, la stabilité, la prospérité et la démocratie au Bénin. Depuis le début du processus électoral en cours au Benin, l’homme de Dieu et politicien engagé n’a cessé d’alerter, d’enseigner les bonnes pratiques et d’appeler au respect des principes démocratiques. Après ses lettres ouvertes aux députés démissionnaires du parti LD le 2 novembre 2025, aux anciens présidents du Bénin et aux anciens présidents des institutions le 4 Novembre puis au président Patrice Talon le 6 Novembre 2025 à qui il suggérait la suspension du processus électoral et la convocation d’une assise nationale, Daniel EDAH adresse à l’Union Africaine et à la Cedeao une lettre ouverte assez révélatrice d’une crise préélectorale profonde et inquiétante.
Publiée sur sa page Facebook ce 27 novembre 2025, la lettre revient sur la révision de la constitution avec les irrégularités qui ont caractérisé le processus ainsi que les anomalies que le nouveau texte contient. Pour l’homme politique, la révision de la constitution béninoise intervient en plein processus électoral, à moins de 6 mois de 3 scrutins majeurs contre tous les principes que défendent les deux institutions à qui il demande d’intervenir pour le bien du Benin et son peuple.
Comlan Paul ODAH
𝗟𝗘𝗧𝗧𝗥𝗘 𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥𝗧𝗘
𝗔̀ 𝗹’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗘𝗗𝗘𝗔𝗢 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗨𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝗲
𝗔𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗻 𝗨𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗘𝗰𝗼𝘄𝗮𝘀 – 𝗖𝗲𝗱𝗲𝗮𝗼
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Excellences Messieurs les Présidents,
Si je devais prêter l’oreille au profond désenchantement exprimé par bon nombre de mes compatriotes – ceux qui n’attendent plus rien de la capacité de vos institutions à assumer leurs mandats – je ne vous adresserais pas cette correspondance.
Une part importante de nos citoyens considère désormais que la CEDEAO et l’Union africaine ont renoncé à leurs missions fondamentales : la défense de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la stabilité – principes qu’elles proclament pourtant comme essentiels.
Pourtant, je demeure convaincu que l’idéal d’une Afrique prospère, pacifique et bien intégrée, portée par des institutions régionales et continentales fortes et fidèles à leurs engagements, n’est pas hors de portée. C’est dans cet esprit – solennel et lucide – que je prends la liberté de vous écrire.
La République du Bénin se prépare à organiser trois scrutins majeurs en 2026.
Après le dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026, ainsi que pour les élections communales et municipales du 11 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté – dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025 – une révision constitutionnelle portant la durée de tous les mandats électifs de cinq à sept ans et instituant un Sénat.
Cette révision – importante tant par sa portée que par ses implications – a été adoptée à moins de six mois des élections.
Au-delà de l’indignation publique suscitée par les coupures d’électricité survenues précisément pendant le vote – coupures que beaucoup estiment avoir favorisé un processus irrégulier – le problème central demeure incontestable : le cadre électoral a été modifié après la validation des candidatures, en contradiction manifeste avec les normes de la CEDEAO et les principes fondamentaux du droit électoral.
Afin de dissiper toute ambiguïté, je rappelle ci-dessous les dispositions juridiques applicables.
CADRE JURIDIQUE – Références et Implications
I. Instrument Contraignant de la CEDEAO
Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance (21 décembre 2001)
Article 2(1)
« Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sauf avec le consentement d’une large majorité des acteurs politiques. »
II. Situation juridique au Bénin
• Révision constitutionnelle adoptée après le dépôt des candidatures
• Extension de tous les mandats à sept ans
• Création d’un Sénat
Implications :
1. Possible invalidation des candidatures déjà acceptées
2. Violation du principe de stabilité du cadre électoral
3. Rupture d’égalité entre acteurs politiques
III. Conséquences possibles
A. Internes : irrégularité du processus, contentieux accrus, légitimité compromise
B. CEDEAO : avertissements, missions de vérification, sanctions (suspension, mesures financières, non-reconnaissance)
Excellences Messieurs les Présidents,
Les textes légaux existent. Les engagements sont explicites. Les violations sont évidentes.
La CEDEAO et l’Union Africaine ne peuvent se limiter à observer ou commenter des décisions contraires à leurs propres normes.
Vous avez la responsabilité d’en garantir le respect au nom des principes que nos États ont librement adoptés.
Conformément au Protocole de 2001, je sollicite respectueusement :
• un examen urgent de la conformité de cette révision ;
• la publication de vos conclusions, et
• la prise de mesures appropriées si une violation est établie.
Veuillez agréer, Excellences Messieurs les Présidents, l’expression de ma très haute considération.
𝐃𝐚𝐧𝐢𝐞𝐥 𝐄𝐝𝐚𝐡
𝐀𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧 𝐂𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞
𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐌𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐋𝐞 𝐅𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬