Le gouvernement béninois vient de franchir une étape décisive dans la protection des personnes souffrant de troubles mentaux vivant dans l’errance. Une opération nationale de récupération, de soins et d’accompagnement a officiellement démarré, incarnant un tournant humaniste pour la prise en charge des plus vulnérables.
Le Bénin vient d’engager une action majeure en faveur de celles et ceux que l’espace public avait invisibilisés. Le jeudi 20 novembre 2025, les ministres Véronique Tognifodé, en charge des Affaires sociales, et Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, se sont rendus au Centre d’Assistance Psychiatrique et d’Accompagnement des personnes en situation de Mendicité (CAPAM) à Kpomassè. L’objectif de cette visite conjointe est de constater le déploiement effectif de l’opération de récupération et de prise en charge des malades mentaux errants.
Issu du décret N°2024-1290, le CAPAM constitue aujourd’hui une infrastructure inédite dans la sous-région. Entièrement dédié à l’accueil, au traitement et à la réinsertion des personnes présentant des troubles mentaux et livrées à elles-mêmes dans les rues, le centre se veut une réponse structurée, moderne et durable à une problématique longtemps négligée.
Au-delà des soins médicaux, l’ambition du CAPAM est claire est de redonner une identité, une dignité et un avenir aux personnes autrefois simplement qualifiées de “fous”, sans accompagnement ni protection. Le dispositif repose sur une approche intégrée combinant assistance psychosociale, suivi thérapeutique, hébergement sécurisé et programmes d’autonomisation.
À travers cette initiative désormais opérationnelle, le gouvernement béninois réaffirme sa volonté de ne laisser personne en marge.
Gildas AHOGNI