Le président bangladais Mohammad Shahabuddin a annoncé sa démission, invoquant une dégradation de son état de santé. Ce départ met fin au mandat d’un chef de l’État considéré comme un proche de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina, renversée à la suite du soulèvement populaire de 2024.
Le président du Bangladesh, Mohammad Shahabuddin, a présenté vendredi sa démission, expliquant que son état de santé ne lui permettait plus d’exercer pleinement ses fonctions. Âgé de 76 ans, il souffre d’une neuropathie autonome, une affection provoquant notamment des pertes de connaissance passagères, selon un communiqué de la présidence.
Élu par le Parlement en avril 2023 avec le soutien de la Ligue Awami, le parti de Sheikh Hasina, Mohammad Shahabuddin occupait une fonction essentiellement protocolaire. Son maintien au pouvoir était toutefois devenu de plus en plus contesté depuis la chute de l’ex-Première ministre, contrainte à l’exil en Inde après les manifestations étudiantes de 2024 qui ont mis fin à quinze années de pouvoir.
Selon plusieurs médias, cette démission intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, à quelques mois du retour annoncé de Sheikh Hasina. Le départ de Shahabuddin prive l’ancienne dirigeante de son dernier allié institutionnel de premier plan, alors que son parti reste interdit et que plusieurs de ses responsables sont poursuivis ou vivent en exil.
Conformément à la Constitution bangladaise, le président de la Chambre basse du Parlement assurera l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau chef de l’État.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU