L’Union Progressiste le Renouveau (Up-R) a engagé depuis plusieurs semaines le processus de sélection de ses futurs chefs de village et de quartier de ville. À travers une directive signée le 10 août 2026 par son président, Joseph Djogbénou, la formation politique a défini les conditions à remplir ainsi que le calendrier devant conduire au choix des personnes appelées à occuper ces responsabilités à la base.
Selon les orientations rendues publiques, le processus a démarré le 15 août 2026 avec la réception des candidatures. Les différentes propositions doivent être transmises au plus tard le 15 septembre, avant leur examen par les structures dirigeantes du parti. Pour prétendre au poste de chef de village ou de quartier de ville sous la bannière de l’UP-R, cinq principales conditions sont exigées. Le candidat doit être membre de la cellule du parti dans sa localité et justifier d’une implication effective dans ses activités. Il doit également jouir d’une bonne moralité, résider effectivement dans le village ou le quartier concerné, disposer de ses droits civils et civiques et être à jour de ses cotisations au sein du parti.
Sur le papier, ces critères sont suffisamment clairs et visent, en principe, à permettre la désignation de responsables enracinés dans leurs localités et engagés dans la vie du parti. Néanmoins, une disposition particulière contenue dans la directive fait monter les tensions sur le terrain. En effet, le parti dirigé par Joseph Djogbénou prévoit un traitement particulier pour les chefs actuellement en fonction. Lorsqu’un responsable sortant est jugé satisfaisant et ne présente aucun problème particulier vis-à-vis du parti, sa reconduction peut être privilégiée. C’est précisément autour de cette priorité accordée à la reconduction que les incompréhensions se multiplient dans plusieurs localités.
Car, à la base, la question ne se résume plus seulement au respect des critères administratifs ou politiques. Elle touche désormais à l’acceptation populaire et à la reconnaissance des militants qui ont, pendant des années, porté le parti et mouillé le maillot lors des différentes consultations électorales.
Alassane Touré