Après deux semaines d’abstention des cours ordonnée par la junte malienne, les écoles ont rouvert leurs portes ce lundi 10 novembre. . Quelques camions-citernes sont enfin parvenus à Bamako, offrant un bref répit face à l’embargo imposé par les groupes jihadistes.
Au Mali, la population respire timidement après plusieurs semaines de paralysie. La suspension des activités scolaires, décidée face à l’embargo pétrolier orchestré par le Jnim lié à al-Qaïda, avait plongé le pays dans une crise sans précédent. Mais l’arrivée récente de convois de carburant redonne un souffle d’espoir, notamment dans la capitale.
Selon plusieurs sources locales, un convoi de seize à dix-neuf camions-citernes est arrivé à Bamako, sous protection militaire, permettant la réouverture partielle des stations-service. À Ségou, d’autres livraisons ont également été enregistrées, tandis que les villes de San et Koutiala devraient bientôt être approvisionnées. Ce réapprovisionnement facilite timidement la reprise des cours et la relance des activités économiques.
Chaque litre d’essence acheminé dans les stations représente un succès militaire et logistique. Les jihadistes maintiennent la pression, multipliant les attaques contre les convois. « Le carburant que nous recevons, c’est du sang humain », a rappelé le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, en hommage aux soldats et transporteurs tués sur les routes.
À Mopti, privée d’électricité et d’essence depuis plus d’un mois, la situation demeure dramatique. Ce qyi rends difficile la reprise des cours. Dans la région de Kidal, les enseignants n’ont toujours pas regagné leurs postes, malgré le fait que la reprise des cours est prévue d’ici au 15 novembre. Iks souhaitent un déplacement par voie aérienne vu que la voie terrestre reste dangereuse en raison de l’insécurité.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU