Sous l’impulsion de l’Association des Béninois d’Île-de-France (Abif), le mot « communauté » a retrouvé tout son sens à Paris avec le Village du Partage organisé ce samedi 13 juin 2026. À une époque où l’individualisme et la dépression sont à l’origine de nombreux cas de suicide en France et ailleurs, les responsables de l’Abif conduits par leur Président Zidane Satignon, ont placé cette activité sous un pari essentiel : rassembler dans la joie, la fraternité et l’entraide.
Le Parc de la Villette à Paris a accueilli le « Village du Partage », l’une des activités phares des Estivales de l’ABIF avec un monde imprévu. Il s’agit du premier grand événement public entièrement gratuit organisé par l’Abif, à la suite de l’assemblée générale constitutive du 22 mai dernier. Ce choix de gratuité visait selon Zidane Satignon, , à permettre à tous les Béninois vivant en France de sortir de l’isolement, de participer sans distinction et ceci dans un esprit d’inclusion et de solidarité. Un pari réussi par le comité doré.
Une forte mobilisation de la diaspora
Dès les premières heures de la journée, familles, jeunes, travailleurs et étudiants ont convergé vers le site dans une ambiance chaleureuse. Vêtus de blanc et d’orange, symboles d’unité, de vigueur et de convivialité, les participants ont donné à l’événement une forte identité singulière.
Des Béninois venus de plusieurs villes de France (Rouen, Grenoble, Marseille, Strasbourg, Caen et Lille) ont également fait le déplacement, confirmant l’ampleur nationale de cette initiative.
Un message fort contre l’isolement et une ambiance de partage
Zidane Satignon Kuessi, président en exercice de l’Abif, a livré un message fort sur les mobiles d’un tel événement rare tant dans le concept que dans l’organisation.
« L’une des ambitions majeures du Village du Partage est de renforcer les liens qui nous unissent et de lutter contre l’isolement qui touche parfois nos compatriotes vivant loin de leurs parents
,loin de leur pays d’origine. Une communauté ne peut prospérer durablement que lorsqu’elle sait prendre soin de chacun de ses membres. »
Il a insisté sur la nécessité de créer un cadre formel et définitif où chacun pourra trouver écoute, soutien et solidarité; une nouvelle famille quant on sait que la famille biologique est de l’autre côté de la mer.
« Nous voulons que chaque Béninois sache qu’il n’est jamais seul. Derrière chaque parcours de réussite, il y a souvent un soutien collectif. Derrière chaque difficulté, il doit également pouvoir trouver une main tendue, une écoute attentive et une communauté prête à l’accompagner. »
Tout au long de la journée, les échanges ont été intenses et chaleureux à en croire quelques participants questionnés. « Des inconnus sont devenus des connaissances, puis des amis. Entre rires, discussions sur les parcours de vie, projets professionnels et souvenirs du pays, chacun a trouvé sa place dans cette convivialité.»
« À travers cette initiative de Monsieur Satignon, je vois un véritable cadre de rapprochement humain à une époque marquée par l’individualisme et l’éloignement social. Ici, on attend tout de toi mais personne n’a concrètement un temps pour l’autre. Je crois que nous venons enfin de trouver le cadre idéal pour réduire cette distance sociale grâce à Zidane Satignon. »
Une célébration des saveurs et de la culture béninoises
“Le séjour dans l’eau ne transforme pas le tronc d’arbre en crocodile” dit-on. Les Béninois de France n’ont apparemment rien perdu de leur attachement à leurs racines.
Pour cette édition, ils ont dégusté une riche diversité de mets typiquement béninois et africains: ablo, wassa-wassa, aloco, brochettes de viande et de gésiers, poulet braisé, beignets d’haricots, du doco et de la boisson artisanale bissap. Des spécialités internationales telles que mini-pizzas et sandwichs ont également enrichi l’offre culinaire.
Cette diversité gastronomique a renforcé l’esprit de partage et illustré l’ouverture culturelle de la diaspora béninoise en France.
Une première édition porteuse de cohésion sociale
Par cette initiative, l’Abif démontre qu’une association de diaspora peut être bien plus qu’un simple cadre communautaire. Elle devient un véritable acteur de cohésion sociale, un pont entre les cultures et un rempart contre l’isolement.
Pari réussi donc pour l’Abif et son président Zidane Satignon Kuessi, qui offrent à la diaspora béninoise un nouveau cadre de rassemblement placé sous le signe du soutien, du partage, du vivre-ensemble et de l’espérance.
Cette première édition du Village du Partage ouvre ainsi la voie à de futures initiatives placées sous le signe du vivre-ensemble et de la solidarité.


Chimène ATROKPO