Depuis un mois, le mouvement « Gen Z 212 » mobilise la jeunesse marocaine autour de revendications sociales. En réaction, les autorités ont engagé des poursuites contre plus de 1 500 manifestants selon une ONG locale.
Dans les principales villes du Maroc, les jeunes de la Génération Z descendent dans la rue depuis quatre semaines pour dénoncer la cherté de la vie, les failles du système de santé et d’éducation, ainsi que la gouvernance jugée autoritaire.
Mais la contestation a entraîné une réponse judiciaire d’ampleur. Selon l’Association marocaine de défense des droits humains (ADMH), plus de 1 500 personnes ont été poursuivies pour des faits allant de la « destruction de biens publics » à la « participation à des manifestations non autorisées ». Environ 1 000 d’entre elles sont encore détenues.
À Agadir, 240 manifestants ont déjà été jugés ; 39 d’entre eux ont écopé de peines de prison allant de 6 à 15 ans selon les informations relayées par plusieurs les médias. Plusieurs ONG dénoncent des procès expéditifs et des atteintes aux libertés fondamentales.
Face à la colère populaire, le roi Mohammed VI a promis d’accélérer les réformes sociales. Le gouvernement a annoncé un effort budgétaire inédit de 13 milliards d’euros pour 2026 afin d’améliorer l’accès à l’éducation et à la santé. Malgré ces annonces, le mouvement semble s’essouffler, même si l’ADMH exige toujours la libération immédiate des détenus et des procès équitables.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU