La cour constitutionnelle peut-elle légiférer à la place de l’Assemblée Nationale ? Contrairement à l’avis du président Patrice Talon sur la question, le président du groupe parlementaire Les Démocrates, l’honorable Nourénou Atchadé dit un non catégorique et met en garde contre des manœuvres qui compromettraient la paix au Bénin.
En effet, lors de sa dernière rencontre avec la jeunesse, le président de la République a fait savoir, selon Nourénou Atchadé que la cour constitutionnelle va trancher le problème qui se pose dans le code électoral notamment l’article 146 qui exige 20% des suffrages à chaque parti politique dans chacune des 24 circonscriptions électorales avant d’être éligible à l’attribution des sièges lors des élections législatives. Le président aurait tenu ces propos devant les jeunes qu’il tentait de rassurer sur l’applicabilité du code. D’ailleurs, le chef de l’Etat a encore martelé que ce code ne sera pas relu. La partie ou l’article du code qui pose problème, serait donc sauté, selon le président Patrice Talon s’il était à la place de la Cour constitutionnelle, rappelle Nourénou Atchadé. Ce qui voudra dire que, ce faisant, la Cour légifère. « Dans aucun pays du monde la Cour ne légifère pas. C’est l’Assemblée nationale seule qui est l’institution habileté à légiférer. La cour ne peut pas changer un article du code électoral» souligne le président du groupe parlementaire Les Démocrates, devant les militants LD de Zakpota, avant de faire savoir qu’il urge que tout le monde s’entende pour corriger ce code au plutôt afin d’éviter de faire courir au pays des risques dont les conséquences pourraient être désastreuses. Nourénou Atchadé a promis ensuite aller vers les populations pour leur expliquer, si la rupture refuse de corriger ce code, afin d’obtenir leur adhésion car, poursuivit-il, l’objectif c’est d’éliminer les démocrates.
S’agissant des détenus et exilés politiques, le chef de l’Etat aurait dit par la même occasion que celui qui pardonne est fier et celui qui est pardonné est reconnaissant. C’est une ouverture selon le. Président Nourénou Atchadé qui voit là une ouverture car, il est temps de pardonner en libérant les détenus et laisser les exilés rentrés au pays. Pour lui, le président Patrice Talon est a la fin de son mandat et ne peut pas laisser les gens en prison jusqu’à son départ du pouvoir.