Dans la nuit du 04 mars au petit matin du 05 mars 2024 au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo, les députés de la 9ème législature ont voté à une large majorité le code électoral modifié. La modification de ce code électoral et sa validation par la Cour constitutionnelle continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile béninoises. Face donc à toutes ses polémiques, le Père Nathanaël Soédé, aumônier national des cadres et personnalités politiques du Bénin et président de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG), reçu ce dimanche 17 mars 2024 dans l’émission “ L’Entretien Grand Format’ de BIP Radio, a annoncé que l’’Église catholique va bientôt organiser des journées de réflexion autour de ce nouveau code électoral.
“On aura bientôt des journées de réflexion sur le code électoral. On va le faire, non pas pour prendre parti, mais pour aider les gens à comprendre. Est-ce que ce code électoral peut permettre le vivre ensemble ? On va réfléchir là-dessus et on va faire des suggestions’’ a déclaré l’aumônier national des cadres et personnalités politiques du Bénin. La Cour constitutionnelle en déclarant ledit code électoral modifié conforme à la Constitution, la critique devient encore plus acerbe contre la Haute juridiction en matière constitutionnelle. “C’est l’une des rares que pour un code électoral, il y a beaucoup de bruits. Il faut qu’on accepte ça. C’est une étape de notre histoire’’, a réagi le président de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance.
C’est pour cela que le Père Nathanaël Soédé a appelé les partis politiques et la société civile au calme. Il a rassuré les uns et les autres que l’Église catholique va jouer sa partition pour le respect des principes fondamentaux afin qu’une solution consensuelle soit trouvée autour du code électoral. ‘’Je suis sûr que nous allons arriver à un code, celui-là qui va nous rassembler. Ce que nous allons faire dans l’église, c’est d’inviter tout le monde. Que nul ne se dise vainqueur ni vaincu, que nous accueillions le document et voir ce qu’on peut faire pour sa mise en pratique’’ a-t-il laissé entendre. Pour lui, “ nous ne sommes pas encore à la fin du Bénin. Le Bénin n’aura pas la fin à moins que la fin du monde arrive et essayons de nous faire confiance mutuellement’’.