La réunification de l’Église du Christianisme céleste (ECC) avance, mais les tensions qui entourent le processus inquiètent certains responsables religieux. En effet, invité sur Crystal News, pasteur Patrice Lachimi s’est prononcé sur le processus de réunification de l’Église du Christianisme céleste (ECC), engagé depuis plusieurs années.
Pour lui, cette démarche constitue une occasion importante de rapprocher les différentes sensibilités de l’Église. Mais il déplore les tensions et les « agitations » qui entourent encore le processus.Revenant sur les différentes tentatives de rapprochement, le pasteur estime que la dynamique actuelle doit être saisie pour parvenir à une véritable unité. Il évoque notamment l’implication des autorités béninoises et les différentes rencontres organisées avec les responsables de l’Église. « Ce que nous cherchons depuis longtemps, il faudrait que nous mettions notre pied là-dedans. Il se pourrait que le moment soit venu », explique-t-il.
Cependant, l’homme de Dieu appelle à la retenue. Selon lui, les querelles, les enquêtes et les propos hostiles ne facilitent pas le rapprochement recherché. « Dans une chose qui doit réussir, on ne doit en aucun cas mettre des petits enfants là-dedans pour enquêter par-ci, enquêter par-là », affirme-t-il. Il invite ainsi les jeunes à éviter de se mêler aux tensions et laisse entendre que les responsables doivent prendre leurs responsabilités pour faire avancer le processus.
Dans le même registre, le pasteur rejette l’idée d’une Église considérée comme un héritage familial. Pour lui, l’ECC est devenue une Église internationale et sa direction ne devrait pas être liée à une seule famille. Un Américain, un Anglais, un Allemand ou un Africain pourrait, selon lui, diriger l’Église s’il est porteur de l’esprit et de la vision de Papa Oshoffa.
Par ailleurs, Patrice Lachimi évoque sa nomination à la tête du comité provisoire chargé de l’organisation du pèlerinage de Sèmè. Il refuse toutefois d’y voir une promotion. « Chez moi, c’est le travail de Dieu », insiste-t-il. A l’en croire, cette responsabilité doit être exercée avec simplicité.
Ce qu’il souhaite enfin, c’est que la réunification puisse se faire dans un climat apaisé, loin des agitations et des divisions. « Les agitations ne doivent pas y être », prévient-il.